自転車で地域&人づくり
Tour Nivernais-Morvan Élite – Élite Nationale
Tour Nivernais-Morvan Élite – Élite Nationale

Tour Nivernais-Morvan Élite – Élite Nationale

Dans la foulée du Tour d’Eure-et-Loir, pour paufiner la préparation des Championnats de France, je prenais part au Tour Nivernais-Morvan. Cette course représente de bons souvenirs puisque j’ai remporté la verison juniors il y a deux ans. Pourtant, ce n’est pas du tout la même paire de manches cette année. Le niveau est très élevé avec la présence des DN1 bretonnes, de l’Armée de Terre, du Vendée U, et de quelques équipes étrangères comme EFC – Omega Pharma – Quick Step. 4 étapes au programme avec en ouverture, à nouveau… Un contre-la-montre par équipes.

nivernaismorvan

J’étais très anxieux le matin, après ma contre-performace quatre jours plus tôt sur la même discipline et dans un état physique plus que douteux. J’ai été malade toute la semaine et ne suis toujours pas rétabli… Pourtant, je tiens un peu mieux mon rang, la fraîcheur retrouvée pendant ce temps sauvant plus ou moins la mise. Je suis quand même contraint de m’écarter à mi-parcours, après une première partie très rapide. Pourtant crédités du 3e temps intermédiaire, on s’écroule totalement en seconde partie, pour terminer à une décevante 13e place finale.

L’après-midi, un peu rassuré par la course du matin mais toujours très diminué, je suis prêt à donner le meilleur de moi-même sur la demi-étape abordable qui nous attend. L’échappée du départ est la bonne : après un kilomètre de course sur des routes très étroite ou le peloton n’avance pas, Benjamin Jasserand et les deux coureurs qui l’accompagnent comptent déjà 30 secondes d’avance ! La marge des trois coureurs ne sera cependant jamais très importante, et le peloton les garde à une portée de fusil pendant presque 60 kilomètres. Quand la course commence vraiment à l’approche du circuit final, je suis présent à l’avant. Dans un mur très court mais très raide, la différence se fait sur le sommet et Benjamin, le dernier rescapé, est repris au moment même où le peloton explose en plusieurs groupes. Je suis présent dans le premier avec de bonnes sensations, accompagné d’Adrien Legros et Benjamin qui s’est accroché au wagon. Tout se regroupe cependant à l’entrée des 3 tours de circuit. Un groupe se forme rapidement à l’avant, même s’il ne comptera jamais plus de 10 secondes d’avance. Le rythme est effréné, et je donne tout pour rentrer devant dans l’avant-dernier tour, sans y parvenir. Alors que j’avais rétrogradé en queue de groupe pour le final, une chute se produit devant moi à 4 kilomètres de l’arrivée et m’oblige à finir un peu décroché avec un petit groupe. A cause de cette chute, seul Eduardo notre colombien pointe encore dans le même temps que le peloton… Je suis le second coureur de l’équipe à presque une minute du vainqueur.

Le vendredi, le terrain est nettement plus à l’avantage des hommes forts. La boucle finale autour de Château-Chinon fait la part belle au massif du Morvan et la route s’élève jusqu’à 700 mètres d’altitude. Comme la veille ou presque, l’échappée part dès le départ avec Benjamin à nouveau qui, fier d’avoir passé toutes les côtes répertoriées en tête hier, porte le maillot de meilleur grimpeur et obtient l’opportunité de le conforter. Derrière, le peloton fait tempo jusqu’à l’approche des quarante derniers kilomètres presque montagneux. Je reste vigilant et aborde le secteur des bosses très bien placé. Alors que j’étais dans les 30 premiers du peloton dans les premières rampes de la montée la plus exigeante, je déraille en passant le petit plateau. Je suis contraint de m’arrêter et lorsque je repars, le peloton est déjà à 100 mètres et explose de toutes parts. Je me retrouve dans un groupe de lâchés, à nouveau écarté de la bataille sur un incident dommageable, même si je n’aurais pas lutté pour la victoire.

Le samedi, l’étape était donnée comme la plus abordable de la semaine, je ne m’attendais pas à vivre un tel calvaire. Toujours pas soigné, la récupération est comme souvent mauvaise, mais je compte bien me battre avec mes armes pour prendre la première échappée. Si j’anticipe bien que cette fois-ci, elle ne devrait pas partir d’entrée, je ne m’attendais pas à une telle bagarre. En effet le peloton bataille pendant près d’une heure et demie, avant de laisser partir un grand groupe de costauds qui devancera le peloton de plus de 20 minutes ! Pour moi, c’est une journée catastrophique. Après plusieurs tentatives, je me fais sortir dans la première côte de la journée et sur barrage des comissaires, et surtout sur jambes totalement vidées, je ne reverrai jamais le peloton. Après 35 kilomètres de course, je suis contraint de rendre mon dossard.

Le Tour Nivernais-Morvan se termine pour moi le troisième jour, sans miracle mais sans regrets non plus. Je me suis battu jusqu’au bout avec mes moyens, et je n’ai actuellement pas le niveau pour peser davantage sur une course d’un tel niveau.