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Tour d’Eure-et-Loir – CDF DN1
Tour d’Eure-et-Loir – CDF DN1

Tour d’Eure-et-Loir – CDF DN1

Après une période relativement dense, j’ai profité d’une semaine plus légère et 10 jours sans compétition pour m’entraîner et récupérer des dernières échéances, afin de pouvoir terminer le mois de juin dans la meilleure forme possible. Je me suis préparé sans savoir si j’allais courir le Tour du Beaujolais ou le Tour d’Eure et Loir, et j’ai finalement été aligné sur le Tour d’Eure et Loir en Coupe de France pour compléter l’effectif, comme prévu initialement.

La course se déroulait en trois étapes sur un week-end, avec comme d’habitude en Coupe de France, le plus haut niveau amateur français. Le samedi en ouverture, l’étape la plus longue empruntait les routes très vallonées du Perche, avec un profil que je savais très exigeant, mais à ma convenance. Le dimanche matin, une demi-étape toute plate promettait d’être nerveuse malgré tout avant un contre-la-montre par équipes de 21 kilomètres l’après-midi.

eure-et-loir

La première heure est tout simplement astronomique, avec un vent de dos continu, le peloton couvre près de 52 kilomètres. Si je prends déjà un ou deux coups intéressants, je sais que les tentatives ne peuvent que rester vaines dans une telle configuration. On roule à plus de 60km/h par moments, mais on est quand même repris à chaque fois ! Les choses sérieuses commencent avec l’arrivée dans les prémices du Perche et j’anticipe bien le coup. Un gros groupe s’est porté à l’avant avec seulement Benjamin Jasserand pour nous. Je me glisse dans un contre qui tiendra le peloton en respect sur les petites routes pendant un peu plus de 10 kilomètres, avec du beau monde, et on se rapproche de l’échappée, sans toutefois parvenir à établir la jonction avant d’être repris, juste avant le premier GPM répertorié. Je suis obligé de me mettre dans le rouge pour basculer placé dans un peloton qui casse déjà. Il me faut quelques kilomètres pour récupérer et je peux repartir à l’assaut. Nous reprenons le gros groupe d’échappées, et un autre plus petit se forme avec cette fois Gabriel Chavanne. Le Vendée U piégé prend le peloton en main et j’ai la bonne intuition de me placer dans les 10 premiers : un mur sur une petite route très étroite se dresse soudain au détour d’un virage, et des cassures se forment un peu partout. Grâce à mon placement, je suis devant mais loupe de peu le nouveau groupe qui se forme. Alors que je relançais l’allure en tête de peloton, de retour sur une grande route, mes lunettes glissent soudain de mon casque. D’instinct, je décide de m’arrêter pour les récupérer… Je peux ainsi assiser à leur écrasement en bonne et due forme par la voiture de l’armée de terre et les 300 euros partir en fumée juste sous mes yeux. Je ne peux pas revenir sur le peloton, et passe à côté de ma fin de course sur cet incident stupide.

Le lendemain matin, les jambes sont beaucoup moins bonnes. Je tente de prendre l’échappée en début d’étape, intègre trois groupes différents coup sur coup qui ne tiennent pas davantage que 3 ou 4 kilomètres. Lorsque celle-ci sort enfin, je suis à bloc en queue de peloton. A cause du vent qui souffle fort, le peloton se tient en permanence sur ses gardes. Je parviens à très bien me placer lorsque les bordures commencent, mais je ne suis pas au même niveau physique que la veille et rétrograde lentement jusqu’à me faire sortir quand celui-ci explose. Je termine dans un petit groupe à 7 ou 8 minutes de la victoire du peloton finalement regroupé.

Enfin, l’étape de l’après-midi s’avère déterminante pour l’équipe qui se doit de placer Nans Peters et Gabriel Chavanne au meilleur classement général possible dans l’optique du classement de la Coupe de France. J’ai très mal récupéré des deux premières étapes et je connais l’une des pires humiliations de ma carrière sportive : je ne tiens qu’un seul, un seul petit kilomètre. Après seulement deux relais, je ne suis plus capable de suivre l’équipe. Dorian Lebrat lui aussi, est rapidement sorti et les 4 restants, après l’arrivée hors-délai d’Adrien Legros à midi, tiennent tout à fait leur rôle en prenant le 9e temps. Je suis profodément déçu de n’avoir pu aider l’équipe que si peu, mais surtout, inquiet pour les échéances à venir…

En effet, je tombe malade dans la foulée et le départ du Tour Nivernais-Morvan est donné dès le jeudi suivant.