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GP ISD UCI 2.2 – 19e
GP ISD UCI 2.2 – 19e

GP ISD UCI 2.2 – 19e

Le Grand Prix ISD avait quelque chose de déjà-vu, puisque plutôt que six allers-retours de trente kilomètres sur le périphérique de Vinnytsia, nous avions droit le lendemain à deux allers-retours de soixante-dix. La liste d’engagés, elle aussi, n’était qu’une copie de celle de la veille, à quelques exceptions près, dans les équipes qui avaient la possibilité de faire tourner leur effectif. Cependant, puisque le circuit était plus long, l’allure générale de la course s’en trouvait plus roulante, et donc un peu plus aléatoire.

Toujours malade au départ, après une nuit très difficile, je m’attends à reproduire le schéma de la veille, en subissant la course dans les premiers kilomètres, avant de spéculer sur une éventuelle amélioration. Je reste donc dernier du peloton pendant tout le premier aller, soit le premier quart de course, me désintéressant ainsi des mouvements de course incessants. Cependant, comme la veille, le bon coup se dessine de très bonne heure, avec pas moins de vingt-et-un concurrents, et pas un seul de Tusnad Cycling (certes, nous ne sommes que quatre). Je ne tarde pas à réaliser la situation, et lors du premier retour, c’est-à-dire du second quart de course, je tente de former un groupe de contre en attaquant très franchement à deux reprises. À ces deux occasions, je suis accompagné par cinq ou six coureurs dont le champion d’Ukraine et vainqueur la veille Vitaliy Buts, quatre jambes au-dessus de tout le monde mais pourtant piégé à l’arrière. Et ce n’est pas une partie de plaisir ! Pendant qu’il prend des relais d’une minute, je peux tout juste passer quinze secondes à sa suite, ce qui lui semble trop peu et après quoi il décide de placer un violent contre, il me faut alors fournir un second effort maximum, et ce schéma se répète plusieurs fois. Malgré notre rythme infernal, le peloton ne veut pas laisser s’éloigner l’ex-professionnel de la Lampre, et nous sommes repris après une dizaine de kilomètres en contre. Cela sonne le glas du peloton, qui se relève, puis est de nouveau secoué d’offensives dans la partie vallonnée, puis se relève une seconde fois, constatant que la bataille avec les échappés est définitivement perdue.

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Il reste alors encore deux heures de course, qui vont se résumer à une lente procession groupée. Je passe ma part de relais à l’avant du groupe pour travailler correctement. À pas moins de quarante kilomètres de l’arrivée, les offensives reprennent… Pour la 19e place ! Puisque lors de nos demi-tours, nous croisons l’échappée, ce qui me permet de mesurer un écart de six minutes à 35 kilomètres de l’arrivée.

Les jambes très fatiguées de la veille et l’état de santé toujours aussi fébrile, je me contente de suivre le peloton en me plaçant intelligemment. Puisque notre leader désigné, Artem Topchanyuk a abandonné, je décide de me mêler à la bagarre pour les accessits, à la fois pour travailler le physique et la gestion du final, ainsi que pour assurer une présence à l’équipe dans la première partie du classement. Après d’innombrables offensives, le peloton arrive finalement au sprint massif une dizaine de minutes derrière le vainqueur, et en manœuvrant habilement, je parviens à régler l’ensemble des concurrents restants, sur la même arrivée où je n’étais pas parvenu à remonter mon adversaire la veille. Comme quoi, un sprint se joue avant tout au métier ! Je termine donc premiers des piégés avec un petit accessit, inespéré compte-tenu de mes sensations. J’ai effectué un week-end très satisfaisant malgré mon rhume et mes poussées de fièvre nocturne. Je suis désormais tourné vers l’enchaînement de la semaine prochaine qui s’annonce exigeant, un des premiers rendez-vous de l’année : d’abord le Tour of Malpolska de vendredi à dimanche, en Pologne, puis le Tour de Serbie du mardi au dimanche suivant. Un seul jour entre les deux donc, il s’agira d’arriver avec de la fraîcheur !

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