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Circuit des Communes de la Vallée du Bédat – Elite Nationale
Circuit des Communes de la Vallée du Bédat – Elite Nationale

Circuit des Communes de la Vallée du Bédat – Elite Nationale

Le retour au sec tant attendu que marquait miraculeusement le Circuit des Communes de la Vallée du Bédat s’est mué en un véritable cauchemar pour moi. Le récit sera bref cette semaine : il n’y a pour ainsi dire pas eu de course, puisqu’après une crevaison au kilomètre 2, j’ai passé l’ensemble de mes forces dans un retour vain et désespéré, avec un gros vent de dos, sur des routes sinueuses et des voitures au comportement antisportif, voire presque dangereux.

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Je ne vise pas les directeurs sportifs, qui tous, presque sans exception, se montrent bienveillants lorsqu’un coureur malchanceux arrive dans leur dos. Mais les voitures de commissaires, de l’organisation et du médecin, ne compensent pas leur manque d’empathie et de connaissance du vélo par le bon sens dont ils pourraient au moins faire preuve. J’ai passé quinze kilomètres assez surréalistes, pourtant, je commence à avoir l’habitude de rouler dans la file des voitures. Je suis revenu une première fois dans le coffre de la voiture de la direction de course, que j’ai commencé à doubler pour accrocher le peloton qui n’était plus que vingt mètres devant moi. Mais celle-ci a subitement décidé de me doubler pour s’intercaler dans le peu d’espace qu’il me restait à combler juste à l’entrée d’une portion descendante très rapide, avec une chaussée coupée en deux par des cônes de signalisation, bien entendu allègrement parsemée de dos d’ânes. Je suis resté coincé dans cette position pendant presque deux kilomètres avec les mains sur les freins, n’ayant pas envie de doubler face à la circulation. En bas de la descente, la direction de course s’est écartée en me laissant un trou de 100 mètres à boucher vent trois-quarts dos. Je me suis battu encore cinq ou six kilomètres dans la file, en revenant chaque fois à la hauteur de cette fameuse dernière voiture, qui à chaque fois, s’écartait après avoir ralenti un grand coup. Ces mêmes commissaires qui n’ont pas réussir à organiser un simple départ de course : après avoir suivi la voiture de direction pendant le kilomètre fictif, nous sommes retombés sur les pelotons des courses d’attente au niveau du départ réel puis, après un second départ pseudo-fictif sur… l’autre moitié de notre propre peloton. Tout simplement surréaliste.

Je ne développerai pas davantage sur ce sujet, puisque de toute façon les personnes concernées ne me lisent pas et que ce n’est pas le sujet de mes résumés de course. En ce qui me concerne, la déception n’est pas tant d’avoir raté l’opportunité d’un résultat (la malchance fait partie de la course au même titre que la réussite) que d’avoir perdu une précieuse séance d’entraînement. Pour être performant le dimanche, je m’efforce d’arriver avec de la fraîcheur sur les courses ; et le lundi, j’ai cours de 10 heures à 21 heures, pour reprendre à 8 heures le lendemain matin : je suis contraint au repos. C’est donc un travail que je dois rattraper par la suite, et cette situation nuit autant à ma condition physique qu’à mes études. J’ai suffisamment d’orgueil pour revenir en forme le week-end suivant, mais c’est une situation fatigante. J’ai besoin d’enchaîner les courses à présent, c’est pourquoi je vais doubler le Circuit des 4 Cantons et le Grand Prix de Bohas samedi et dimanche prochain. Avec pour intention, enfin, de montrer que ma place est bien dans, et même peut-être devant le peloton.

One comment

  1. fsc

    Bien d’accord sur le fait que l’organisation a été compliquée.. déjà pas de précision sur le point de départ, c’est inconcevable pour une épreuve de ce niveau.
    Le fait que certains portions de routes ne sont pas larges compliquent les choses surtout quand tout le monde n’est pas habitué à la file des DS.
    Il y aura d’autres courses.

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