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Tour de Serbie, étape 1. 2.2 53e
Tour de Serbie, étape 1. 2.2 53e

Tour de Serbie, étape 1. 2.2 53e

Après une petite transition à l’extrême est de la Roumanie, à Timisoara, pour limiter les trajets, direction Zajecar, au sud-est de la Serbie. C’est le lieu de départ du Tour de Serbie, qui va se courir d’aujourd’hui jeudi à dimanche, en quatre étapes. L’entrée en matière était assez abordable, sur un circuit de 15 kilomètres à effectuer neuf fois. Une seule ombre au tableau : la pluie, qui tombait en continu depuis le matin… Ce n’est pas mon élément favori, mais après la claque polonaise le week-end dernier, j’étais déterminé à me racheter. J’ai besoin de retrouver la confiance des semaines précédentes. Le staff, lui, ne l’a pas perdue, puisque Florent demande de jouer ma carte en cas de sprint. L’objectif était de se positionner au classement en visant un accessit comme le maillot blanc, qui pouvait être abordable.

La grande inconnue concernait mes sensations, après quatre jours particulièrement light. Finalement, j’ai pu très vite constater que je ne me sentais pas mal, plutôt bien même, malgré la pluie, et c’est un très bon signe. J’ai fait l’effort de me positionner d’entrée devant, pour éviter toute la tension du peloton. Pendant les deux premiers tours, je n’ai presque pas quitté les 20 premières positions, en suivant les vagues, mais sans chercher à aller dans les coups. C’était le rôle de mes coéquipiers. Que je n’ai pas beaucoup aperçu en début de course… Et pour cause, deux d’entre eux, Abel et Eduard qui n’aiment pas la pluie, ont disparu de la circulation dans les cinq premiers kilomètres.

Le premier temps fort a eu lieu avec le sprint intermédiaire au second passage sur la ligne, que je devais disputer. L’équipe autrichienne Tyrol Cycling emmenait Alexander Wachter, champion d’Europe junior il y a deux ans. Je suis parvenu à me glisser dans sa roue à cinq cent mètres de la ligne, mais le sprint était en légère courbe descendante et pour déborder, j’étais contraint de prendre l’extérieur. Je ne parviens pas à faire mieux que 4e, pas aidé par un coureur qui avait anticipé que l’on reprend sur la ligne… Décevant pour les bonifications, mais encourageant en cas d’arrivée massive, car le sprint a été très disputé.

Entre le premier et le second sprint intermédiaire (qui a eu lieu au cinquième tour), la course a été légèrement plus décousue, mais finalement, aucune échappée ne s’est avérée décisive. Le second sprint n’a fait que confirmer les enseignements du premier, puisque j’ai à nouveau terminé quatrième sans contestation. Mais c’est ensuite que les choses se sont gâtées. Passé le kilomètre 100, un groupe de 6-7 s’est formé à l’avant avec mon coéquipier Artem Topchanyuk et a légèrement pris le large, comme c’était le cas depuis le départ. Un contre, puis un second contre ont également eu leur bon de sortie. Moi aussi, sentant le coup fourré, j’ai tenté de réagir, mais mon groupe s’est finalement fait contrer. Au final, je me suis fait piéger petit à petit. Dans le peloton, écrémé par les conditions météo, je ne suis plus accompagné que par une trentaine de coureurs à peine : le groupe d’échappé qui s’est reconstitué à l’avant est même plus nombreux que nous.

J’ai donc terminé l’étape dépité, en cherchant simplement à tourner les jambes et m’étirer pour récupérer au maximum des efforts lactiques sous la pluie. Ce n’est pas ce dont je récupère le mieux en temps normal… J’espère que les sensations seront aussi positives demain. Certes, je ne peux plus rien espérer au classement général. Je n’ai pas pu défendre ma chance à l’arrivée, où Artem termine aux portes du top 10, je suis tombé sur plus rapide que moi sur les sprints intermédiaires, mais je pense que je peux inverser la donne sur un profil plutôt montant. Il reste encore trois étapes à ma portée. Je serai satisfait si je reviens de Serbie avec un top 5 d’étape, en essayant de jouer pour les points UCI…