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Rhône-Alpes Isère Tour – étape 3. 2.2
Rhône-Alpes Isère Tour – étape 3. 2.2

Rhône-Alpes Isère Tour – étape 3. 2.2

Après l’étape éprouvante de la veille, qui sur le papier, était censée être la plus facile, il a fallu remettre le couvert le lendemain avec l’étape reine de ces quatre jours. Si la traditionnelle excursion dans le massif du Pilat était moins franche que les années précédentes, le début d’étape, lui, était nettement plus piégeux, et j’étais bien placé pour le savoir, puisqu’il s’agissait de mes routes d’entraînement.

Malheureusement, connaître les routes sur le bout des doigts n’apporte pas miraculeusement de nouvelles jambes pour autant, et j’ai du composer dès le départ avec les séquelles de la journée de la veille. Je pensais avoir bien récupéré car j’ai passé la pluie plutôt correctement, mais en réalité, cela m’a peut-être demandé plus d’énergie que ce que je pensais. Toujours est-il que je me suis battu au mental pour aborder dans les vingt premiers du peloton le col de Bel-Air, première difficulté de la journée, et que je me suis appliqué à gérer mon effort au millimètre pour basculer in extremis dans les dernières positions au terme des deux gros kilomètres de montée… A plus de trente kilomètres par heure, de loin mon record pour l’ascension, mais loin des meilleurs. Je n’ai pas trop réussi à remonter pendant la descente, alors que j’aurais sans doute dû jouer mon va-tout, mais, proche de l’asphyxie au sommet, je n’étais plus lucide. Dans les kilomètres qui ont suivi, une moto a coupé la queue du peloton en remontant, créant un petit écart  avec le groupe principal que j’ai vu s’éloigner. Les autres membres de mon petit groupe ont pu faire l’effort pour recoller dans l’ascension suivante ; pas moi, et je me suis retrouvé à la dérive dans les voitures en compagnie des plus faibles de la journée. Encore à la recherche de mon second souffle, je n’étais plus capable de revenir, d’autant plus que les kilomètres suivants étaient particulièrement difficiles. Je me suis retrouvé avec trois autres coureurs, et deux d’entre eux ont abandonné. Le troisième, Romain Barroso n’était pas bien du tout, j’ai attendu de voir s’il avait besoin d’aide, puis j’ai rendu mon dossard à mon tour. Tout seul, je ne pouvais plus rentrer dans les délais.

Ce Rhône-Alpes Isère Tour, où je pensais progresser au fil des étapes, a finalement été indigeste le troisième jour. Les deux premiers n’ont pas été très bons, mais j’étais à mon niveau. Je pense avoir eu un jour sans le troisième, ce sont des choses qui arrivent, je ne supporte pas bien la pluie. Le lendemain, je me suis réveillé avec un gros rhume, je devais probablement le couver. C’est une déception, car le Rhône-Alpes Isère Tour est une course particulière qui me tient à cœur, et que j’aurais aimé terminer ma saison française sur une meilleure performance, mais ce n’est pas non plus catastrophique. Il est nécessaire que je sois encore assez loin de ma meilleure condition si je veux pouvoir l’atteindre au début du mois de juillet prochain. Désormais, place à une semaine d’entraînement spécifique, avant de décoller lundi pour Bucarest. Je prendrai le départ de ma “seconde saison” sous le maillot de Tusnad Cycling avec trois courses UCI en Ukraine, les 29, 30 et 31 mai. Une page se tourne…