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Nocturne d’Ambert – 1/2/3/J
Nocturne d’Ambert – 1/2/3/J

Nocturne d’Ambert – 1/2/3/J

Je terminais mon séjour dans le grand ouest par la nocturne d’Ambert lundi soir sur le chemin du retour. Après un trajet plutôt agréable, le comité d’accueil est sans appel dès que l’on quitte l’autoroute : des trombes d’eau… La couleur est annoncée.
Au départ, la liste des engagés est assez effrayante pour un petit critérium estival perdu dans les montagnes, avec quelques invités particuliers. Benoit Sinner, le meilleur coureur amateur français pour l’Armée de Terre, une belle équipe stéphanoise avec les frères Brun et Mikhel Räim, la délégation de Pro Immo avec Laas, Puntso et Chadefaux, quelques individualités de DN comme Agostini, Bouvet, ainsi que les clubs locaux d’Ambert et d’Issoire, fortement représentés.

Le départ est rapide et nous prenons d’entrée la mesure du circuit et des conditions climatiques : il pleut, c’est glissant, et même s’il n’y a pas de virage particulièrement vicieux, une grosse chute massive met à terre une dizaine de coureurs quelques places devant moi dans les cinq premiers tours, qui me fait regretter d’être parti si mal placé. Néanmoins, je reviens sans me mettre dans le rouge avec quelques coureurs bien aidé de l’impressionnant Sinner, qui à peine revenu sur le peloton, attaque pour tenter de rejoindre le duo de tête. Malheureusement, ce duo formé à cette occasion sera le bon : un duo d’estoniens, mon ex-coéquipier Räim pour Saint-Etienne, et Laas pour le Team Pro Immo. Comprenant que la course se décante, j’essaie à mon tour, mais je ne suis pas assez tranchant : c’est limpide.

ambert

Le rythme devient de plus en plus régulier, et nous reprenons le gros contre qui était parvenu à se former. Je cours aux avants-postes pour gérer au mieux mes efforts. Bientôt, les estoniens nous prennent un tour de circuit. Il ne se passe plus grand chose jusqu’aux trois derniers tours, où je me fais déborder de toutes parts. Je remonte pour jouer les places d’honneur, étant donné qu’il semble que plusieurs coureurs aient pu s’isoler en contre. J’aborde la dernière partie descendante bien placé, puis je me fais déborder, puis remonte in-extremis en quatrième position du groupe avant le dernier virage. Je suis le plus rapide de ceux qui me précèdent, mais la dernière ligne droite est trop courte. Il me semble que je dois terminer 13 ou 14e.

Il y a eu du bon ce soir : j’aurais sans doute pu prétendre à un top 10, pas davantage, il ne faut pas s’emballer, mais sous de telles conditions après le coup de fièvre de samedi, la performance reste de choix et les sensations très encourageantes. Alors que je n’ai pas roulé la veille, je n’ai jamais été dans le rouge, j’ai bien géré mes efforts, je manquais de punch mais j’ai quand même souvent été acteur de la course. Pour mon plus grand plaisir ! Les choses deviendront un peu plus sérieuses à mon retour dans la région en fin de semaine, à l’occasion du Tour d’Auvergne, que j’essaierai de faire suivre au soir-le-soir.

A vendredi !