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Mon regard sur le Sénégal
Mon regard sur le Sénégal

Mon regard sur le Sénégal

Me rendre en Afrique noire était un projet que je nourrissais depuis l’enfance. J’ai la conviction qu’il s’agit d’une expérience indispensable pour quiconque ambitionne de porter un jour un regard ouvert sur le monde. Nous ne pouvons pas avoir pleinement conscience de notre statut d’occidental, et de tout ce qu’il signifie culturellement et socialement, sans avoir été au contact du parent pauvre du monde, le continent africain. Mon séjour d’une semaine aura été bien sûr infiniment trop court pour prendre conscience des conditions de vie au quotidien des sénégalais. Mais le cyclisme permet toujours d’aborder un pays étranger d’une manière très différente, et beaucoup plus profonde que le tourisme.

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Autour des baobabs omniprésents, les déchets poussent comme des fleurs.

L’arrivée à l’aéroport, premier choc culturel

À notre descente de l’avion, nous avons dû patienter près de deux heures pour récupérer un visa biométrique qui nous a coûté 52 euros. Je ne savais pas qu’un visa était nécessaire pour l’entrée en territoire Sénégalais, et j’ai d’ailleurs appris à cette occasion qu’il ne serait plus obligatoire à compter du premier mai, soit la semaine suivante… Nous avons donc quitté l’aéroport aux alentours de 23 heures.

Je me rappellerai longtemps de ma première image, le grand panneau de signalisation du rond-point de sortie, parfaitement identique à ceux que l’on trouve en France, mais dont les noms sonnent terriblement étrangers. Cette vision m’a laissé le cruel sentiment de pénétrer dans une seconde France décadente, décrépite, immensément pauvre et sale, construite de bric et de broc. La misère m’a sauté au cou et je me suis senti terriblement mal à l’aise, pour ne pas dire terriblement honteux. Elle m’a sauté au cou au sens propre, car des dizaines de locaux ont accouru autour de notre cortège d’occidentaux, nous haranguant pour je ne sais quoi, de l’argent probablement, ou simplement nous adresser deux mots. Il était autour de 23 heures heure locale, j’avais encore l’esprit embrumé de ma lecture en cours et de l’attente interminable. Dès mes premiers pas, j’ai ainsi réalisé à quel point ma superficialité ne convenait pas à cet univers où le caprice n’a pas de place.

Un membre de l’organisation est venu récupérer nos affaires et s’occuper de notre transfert en mini-bus, que nous partagions avec l’équipe slovaque. Tels ont été mes premiers tours de roue dans Dakar, de nuit. J’ai pu regarder défiler le paysage depuis l’envers rassurant des vitres de mon véhicule. Nous étions logés à la piscine « olympique » où un repas nous attendait, à minuit passées. Les chambres étaient vétustes, pas d’eau chaude, deux lits pour trois, pas de couverture, mais je n’osais pas m’en plaindre. Pas après tout ce que j’avais entre-aperçu.

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Dans le bus qui assure l’intégralité des transferts cohabitent coureurs et vélos dans une logistique souvent aléatoire

Dakar, capitale bancale et inachevée

Un immense désordre

Nous avons bénéficié d’une journée d’acclimatation non négligeable le lundi avant d’attaquer la compétition. Mes premiers tours de roue en ville m’ont permis de découvrir à quel point il est difficile pour un éventuel cycliste citadin de s’entraîner correctement. Dans la ville, c’est l’apocalypse, on ne peut se fier à aucun de nos repères occidentaux. Les panneaux de signalisation, le marquage horizontal et surtout les feux rouges, tous empruntés à la France, ne servent que de décorum. Les conventions que nous respections n’existent pas ici. Pendant la journée, un policier est assigné à chaque feu tricolore, et c’est lui qui s’occupe de gérer le trafic, même si je n’ai pas obtenu la certitude de son efficacité. Seuls les sens de circulation semblent être à peu près respectés. Une particularité marquante de Dakar, c’est la profusion des voitures jaunes et noires, le code-couleur officiel qui définit les taxis : ceux-ci remplissent un bon tiers du contingent de véhicules en circulation. Le tarif de la course se définit à l’amiable avec le chauffeur (préférez le négocier avant le départ). Dakar est la capitale administrative, économique et surtout sociale du Sénégal. Il faut dire que sur les 14 millions d’habitants du pays, 3 vivent à Dakar et dans sa banlieue. Ce serait donc la seconde ville de France derrière Paris. Mais la comparaison ne tient pas. Dans sa conception, Dakar me fait penser à Nouméa en Nouvelle-Calédonie : bâtie sur une presqu’île, il devient extrêmement difficile de s’y repérer dès lors qu’on perd sa direction, puisque la mer entoure la ville. Au besoin, les habitants nous renseignent très aimablement, toujours en français (les Sénégalais sont presque tous au moins bilingues wolof-français).

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Nul ne sait ce qui peut surgir au prochain coin de rue

Pauvreté et pollution

Plus on s’éloigne de la terre, plus on se rapproche du centre-ville. Mais plus on s’éloigne du centre-ville, plus fleurissent les quartiers vétustes et délabrés, pour ne pas dire les bidonvilles. Une part impressionnante de la population habite ainsi des petits immeubles inachevés, conçu de parpaings encore percés de morceaux de ferraille. Au cours la totalité de ma semaine au Sénégal, pas une fois je n’ai aperçu le moindre nuage. Mais je n’ai entrevu le soleil qu’une seule fois, à Saint-Louis au nord du pays, alors que la mer empêchait la pollution profuse de s’étendre au-delà. Partout ailleurs, la moindre portion de terre qui jouxte la route déborde de déchets, d’emballages et de bouteilles qui s’entassent infiniment plus vite qu’ils ne se détériorent, parfois à tel point qu’il devient impossible de différencier les quelques décharges publiques du reste de la savane.

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Une ville construite de bric et de broc

La population

Un autre rapport au temps

Nous sommes sortis plusieurs fois en ville, à plusieurs endroits, et à plusieurs moments de la journée. D’une manière générale, j’ai été surpris par le peu de femmes présentes à l’extérieur. Le Sénégal reste une nation musulmane assez conservatrice. Les habitants sortent plutôt assez tard et tout tient de la bricole. Les sénégalais sont souvent partisans du moindre effort. Lorsque nous avons demandé pourquoi le chauffeur de bus était en retard le troisième jour, on nous a expliqué qu’il “prenait son shampooing”. Il est en effet arrivé une bonne heure plus tard, la serviette autour du cou, comme s’il s’agissait d’un événement ostentatoire. Mieux encore, le soir-même à Somone, le repas a été servi avec pas moins de deux heures de retard car le cuisinier “faisait la sieste”. Ainsi, ils n’ont pas la même conception du travail, ni la même conception du temps que nous, occidentaux pressés du matin au soir, soumis aux lois de la productivité. Mais nous sommes chez eux, et c’est à nous de nous adapter à ces différences culturelles.

Les enfants

Partout dans les villages, les enfants sont les premiers à accourir au bord des routes. Ce sont les seuls dont la préoccupation immédiate n’est pas de se nourrir ou de travailler. De manière générale, j’ai été assez surpris par le faible engouement du public : les préoccupations des habitants sont tournées vers la satisfaction des besoins primaires avant les loisirs, même si notre passage dans les villages apportait un engouement tout particulier à la communauté, notamment lors des deux victoires d’étapes du sénégalais Bécaye Traoré. Mais là où la population était la plus proche de nous, c’était indubitablement sur les aires de départ, parfois proche de l’étouffement. Les enfants ont tous été incroyablement courtois et respectueux, mais je ne pouvais pas m’empêcher d’en avoir peur parfois. L’analogie est cruelle, mais nous étions assaillis par les enfants à peu près autant que par les mouches qui revenaient se poser sur nous malgré tous nos mouvements. Au départ de Saint-Louis, une quarantaine d’enfants entourait notre pick-up de si près que je ne pouvais pas me préparer, à peine mettre de la crème solaire. Je leur disais « vous ne savez pas la chance que vous avez de pouvoir boire au robinet et sortir dehors sans ce truc blanc artificiel ! » mais je ne savais pas ce qu’ils en pensaient eux-mêmes, car trop timides, ils ne répondaient pas. Ils étaient plutôt concentrés sur nos drôles de vélos, qu’à force de chacun vouloir toucher des doigts, ils renversaient sans faire exprès un peu partout autour du véhicule.

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Les enfants sont omniprésents sur les aires de départ et d’arrivée

La ruée vers l’objet

A l’arrivée finale, coureurs, spectateurs, enfants ou cyclistes du dimanche se sont rués vers nous, la plupart implorant “donne-moi tes gants”, “donne-moi tes lunettes”, j’ai même entendu un “donne-moi ton vélo”. Les plus chanceux sont repartis avec des gants ou des paires de chaussettes. Certains ont reçu des bidons, des pâtes de fruit ou même des bouteilles vides. De mon côté, bien entendu, j’avais bien moins d’utilité de ma vieille paire de gants ou de mes bidons que la plupart d’entre eux. Mais la grande majorité n’a pas le sens des valeurs, croit que ces objets nous tombent du ciel en quantité illimité, et qu’ainsi ils leurs sont dus. J’ai préféré trouver de moi-même un jeune coureur du club de l’ASC Thiès Baobab Cycles pour lui offrir mes gants. Il m’a dit s’appeler Mustapha et je lui ai souhaité de parcourir les routes du tour comme nous dans quelques années. Je ne sais pas qui de lui ou de moi était le plus impressionné.

Le contact avec les coureurs locaux

Un cyclisme différent

La course a d’abord été prétexte à découvrir les différences culturelles propres à chaque pays d’Afrique (de l’ouest), avec la présence d’équipes sénégalaises, congolaises, maliennes et gambiennes. Chaque ethnie a un comportement très différent, de manière générale. Toutes sont francophones, sauf la Gambie, petite langue de terre en plein milieu du Sénégal, qui est anglophone, mais entre eux, ils parlent la plupart du temps en dialecte régional. Sans doute parce qu’il s’agissait de leur tour national, les sénégalais étaient souvent les premiers à tricher allègrement, en rivalisant d’ingéniosité. En ce qui concerne la tactique et la technique de course, je ne sais toujours pas trop quoi en penser. Lorsqu’il le faut, ils savent se montrer parfaitement intelligents, et trouver n’importe quelle raison pour ne pas collaborer. Mais lorsque le peloton progresse vent de côté pendant 100 kilomètres, certains d’entre eux prennent le vent pendant trois heures de rang, et fort logiquement, ils ne sont plus au cœur de la bagarre lorsque celle-ci commence véritablement. Il faut se représenter qu’une grande partie d’entre eux est présente pour les repas offerts par l’organisation plutôt que pour la course au cours desquels éclatent parfois de violentes disputes.

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A la sortie du tour, certains ont les bras plus fatigués que les jambes

Un vrai potentiel, mais si peu de structures

Parmi la masse de coureurs africains, deux d’entre eux m’ont particulièrement impressionné. Le malien Yaya Diallo, dossard numéro 16, échappé avec nous le premier jour, n’a que dix-sept ans et il ne comprend vraisemblablement pas grand-chose de la tactique en cyclisme. Mais cela ne l’a pas empêché de suivre les meilleurs presque chaque jour en prenant toujours beaucoup plus de vent que les autres. Le sénégalais Becaye Traoré, vainqueur de deux étapes, est plus âgé, autour de la trentaine. Mais il s’agit d’un coursier hors-pair : en seconde partie de tour, il est constamment resté placé premier du peloton derrière la file des relayeurs, emmenant ainsi avec lui presque toute l’équipe du Sénégal. Ni Steve, pourtant spécialiste des classiques flandriennes chez les pros, ni moi n’avons jamais réussi à le sortir de sa position. En plus d’être physiquement très fort, il était surtout impeccable tactiquement. Lorsque j’arrive pour la victoire accompagné de trois marocains sur l’étape de 200 kilomètres, il était le cinquième homme, et j’ai dû assumer tout le poids de la course face aux marocains car ils ne se méfiaient que de moi. Résultat, ils n’ont pu laisser sortir que leur leader Zouhair Rahil flanqué de ce diable de sénégalais, qui a fini par leur siffler l’étape. Et le lendemain, pourtant esseulé dans les bordures, il est parvenu à doubler la mise au sprint ! Même en Europe, j’ai rarement pu observer un coursier aussi efficace.

Pendant les longues périodes de transition, j’ai beaucoup discuté avec Bécaye Traoré. Il habite Thiès, la seconde ville du pays, lieu d’arrivée de la seconde étape et départ de la quatrième. Il considère que les conditions sont excellentes pour s’entraîner puisqu’il peut rouler sur… Cinq circuits ! Lorsque je lui ai raconté qu’en France, chez moi, je ne m’entraîne jamais deux fois sur le même parcours, il ne m’a pas cru. Ses compatriotes partent s’entraîner à la fraîche, aux alentours de 7 heures, pour éviter les fortes chaleurs ; mais lui, il dit préférer s’entraîner en plein après-midi, car les courses sont toujours en journée. Dans le moindre village traversé, il trouve toujours un ami à saluer, où que l’on soit ! Ce n’est pas le même cyclisme.

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Le peloton cosmopolite du 14e Tour du Sénégal

L’anecdote de l’équipe de Gambie

Enfin, je tiens à toucher deux mots de l’équipe nationale de Gambie qui m’a beaucoup émue. La Gambie est un petit territoire anglophone qui se situe en plein milieu de la moitié sud du Sénégal, le plus petit territoire africain d’ailleurs. Environ un tiers de la population vit sous le seuil international de pauvreté de 1,25 dollar par jour. C’était la première compétition cycliste pour chacun des 7 coureurs, la plupart d’entre eux viennent de la natation ou de la course à pied. 6 jours de course, dont 3 à plus de 5h de selle comme baptême, ça force le respect ! Je ne donnais pas cher de leurs chances au départ. D’ailleurs, très rapidement, quatre d’entre eux ont abandonné. L’un d’entre eux a chuté assez lourdement avec moi le second jour, et nous l’avons fourni en pansements deux fois pendant la course. J’ai beaucoup échangé avec lui. Il se plaignait de ses coéquipiers qui avaient abandonné, car il les soupçonnait d’avoir volé dans ses affaires personnelles. Depuis, il les conserve précieusement dans le sac que lui avait offert l’un des membres de notre staff en début de tour. Son équipe n’a pas assez de bidons pour les ravitailler et dans le peloton, il était fréquent de voir leur véhicule doubler le peloton, s’arrêter, les coureurs tendre la main, mais l’assistant ne rien avoir pour eux. Pourtant, lui aurait préféré mourir que d’abandonner « coz it giv’ points to my country ». Pour son futur vélo, je lui ai laissé un cintre, une potence, une cassette et deux jeux de maillots qui vieillissaient au fond de mon garage. Ne perdons pas de vue la valeur des choses !

7 Comments

  1. sisbos

    C’est bien la première fois de ma vie qu’on me traite de rasciste et cette réaction m’attriste…

    C’est vous qui ne retenez que le négatif – parce que si vous ne voyez pas le positif, c’est que vous êtes aveugle ou que vous le faites exprès – pour la simple raison que c’est vous qui êtes dans le jugement. Moi, je n’ai fait que raconter ce que mes yeux ont vu, sans déformer ni embellir quoi que ce soit, et je n’ai la prétention de juger personne, encore moins une culture que je ne connais pas. N’est-ce pas l’exact contraire de l’hypocrisie ? C’est vous qui jugez que c’est une critique. Je n’ai fait qu’exposer des différences. Je n’ai pas la prétention de dire si ces différences sont positives ou négatives. Vous, vous avez jugé qu’elles sont négatives.

    Si ce texte devait être la critique de quelque chose, ce serait même plutôt celle de notre culture à nous.

  2. clara

    je te cite “la grande majorité n’a pas le sens des valeurs”
    Comment peut tu dire ca d’une population qui vit dans la pauvreté permanente? tu te croire supérieur en portant un jugement comme ca?

    “Souvent partisans du moindre effort” c’est d’une bêtise ahurissante ce que tu dit.
    “>Tous emprunté à la France” pourquoi le faire remarquer?

    “Tous des tricheurs” et en Europe combien sont les tricheurs? peut être pas la même triche moins visible surement mais les coureurs du Sénégal n’ont pas de leçon à recevoir de quiconque

  3. sisbos

    Je vous remercie de vous justifier parce que je vous avoue que ce débat me dérange beaucoup. Mais je crains que celui-ci ne mène pas bien loin car vous n’avez pas conscience que c’est vous qui jugez et non pas moi. Je vais quand même essayer de vous démontrer pourquoi, au moins pour éviter la diffamation publique.

    Au sujet des valeurs, je parle des enfants. Pour une grande majorité des enfants que j’ai rencontrés, un bidon et une paire de lunettes oakley, ça représente à peu près la même valeur marchande. On m’a demandé “donne-moi un bidon” comme on m’a demandé “donne-moi tes lunettes”. Or un bidon, c’est trois euros, une paire de lunettes, c’est à quelques sous près 180 euros. C’est ici que s’arrête mon interprétation, et que commence la vôtre. Qui vous dit que ce sont eux qui ont tord, et non pas nous ? Qui vous dit que ce n’est pas notre système des valeurs à nous qui est absurde ? Pourquoi est-ce que ce ne serait pas le sens véritable de ma phrase ? Vous comprenez, c’est ici que s’arrête le constat et que commence le jugement. De ce point de vue, je l’ose, si une interprétation doit être discriminante, ce serait la vôtre.

    C’est le même principe pour chacun de vos exemples. De mon point de vue occidental privilégié, c’est une réalité que de dire que l’immense majorité des Sénégalais que j’ai rencontré sont partisans du moindre effort. Mais ne serait-ce pas plutôt notre représentation du temps à nous qui serait aliénante ? Par quelle convention absurde devrait-on nous nourrir tous les jours à la même heure, pourquoi une heure de rendez-vous devrait être une contrainte ? Bon, là, je vais un peu loin, car ce n’est pas ce que je pense. Je pense en effet que le cuisinier qui fait la sieste à 20h n’est pas respectueux vis-à-vis de son travail, et vis-à-vis de ses clients, et je l’assume totalement. C’est le contraire qui serait hypocrite. Pour poursuivre sur le sens de l’effort, vous m’accusez de ne témoigner que du négatif, mais c’est ce que vous faites vis-à-vis de mon article. Cette nuance, je la fais de manière totalement explicite en guise de conclusion : “Ainsi, ils n’ont pas la même conception du travail, ni la même conception du temps que nous, occidentaux pressés du matin au soir, soumis aux lois de la productivité. Mais nous sommes chez eux, et c’est à nous de nous adapter à ces différences culturelles.” Mais vous lisez ce que vous voulez y lire, et quoi que vous en dites, on dirait que vous voulez y lire du racisme.

    Pourquoi ne devrais-je aborder que les points positifs ? C’est cette démarche qui tiendrait de l’hypocrisie. L’Afrique n’est pas un continent merveilleux, et ses habitants non plus. Mais cela ne veut pas dire que le nôtre soit meilleur. J’espère que vous avez compris ne serait-ce qu’un peu que vous critiquez exclusivement ce que je ne dis pas. Je vous permets de critiquer mon constat à votre tour comme je me permets de le faire dans mes articles, mais cela ne vous donne pas le droit de m’accuser de rascisme.

  4. clara

    j’adore votre blog que je suis assidument et votre façon d’écrire ,j’ai le droit de critiquer comme vous avez le droit de me répondre et c’est ce que vous avez fait et je vous en remercie .J’ai peut être mal interprété vos propos .Bonne continuation à toi et je continuerai de vous suivre dans votre aventure roumaine.
    Cordialement une fidèle lectrice.
    Clara

  5. sisbos

    Sacré retournement de veste, mais c’est tout à votre honneur que d’être ouverte à la discussion.
    Quoi qu’il en soit, je vous remercie d’avoir partagé votre impression, plutôt que de l’avoir tue. L’échange a quand même été instructif. Je tiens à conserver sur le monde un regard honnête, le plus neutre et le plus détaché possible.

    J’espère vous retrouver par ici un de ces jours.

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