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Grand Prix du Pays d’Aix – CDF DN1
Grand Prix du Pays d’Aix – CDF DN1

Grand Prix du Pays d’Aix – CDF DN1

Ce samedi avait lieu la première échéance de la saison 2015, avec le Grand Prix du Pays d’Aix, manche d’ouverture de la Coupe de France de Division Nationale 1. Cette épreuve marque également le terme d’une semaine de reprise axée sur la compétition dans le sud de la France, après le Tour de l’Ardèche Méridionale et une épreuve des Boucles du Haut-Var. La distance de 168 kilomètres, une distance très importante pour un mois de février, est sur le papier la grosse inconnue pour toutes les équipes. De mon côté, cet aspect ne me fait pas peur, puisque je l’ai largement travaillé cet hiver avec treize sorties de plus de 5h. Mais la réalité du terrain va mettre en avant une toute autre particularité : la pluie, ou plutôt même le déluge, qui s’annonce comme l’invité de dernière minute. Et c’est une donnée que je maîtrise en revanche nettement moins. Nous n’avons décidément pas de chance en ce début de saison avec la météo, et moi tout particulièrement, puisque la pluie est mon grand ennemi…

Au départ de la course, j’avais déjà perdu, puisque je savais très bien que je ne pouvais pas rivaliser avec cette météo, malgré un très bon niveau de forme. Je me suis cependant appliqué à tenter de forcer un peu le destin, en restant concentré, impliqué et surtout bien placé dans les premières positions tout le début de course. L’atmosphère est assez surréaliste : l’eau surgit de toutes parts, du ciel en trombes, de la roue de devant, du sol dont on n’aperçoit plus le bitume ; et par moments, les éclairs percent les nuages noirs, et font tressaillir le peloton. Nous ne pouvons plus que deviner les roues qui nous entourent à travers la buée et la pluie battante, et à l’oreille et à l’instinct, présumer de la trajectoire que va prendre la route, de la distance qui nous sépare de la prochaine courbe. Dans les montées, je suffoque et je rétrograde dangereusement, parfois pas loin de la rupture ; pourtant, le rythme est vraiment modéré. Dans les descentes en revanche, malgré qu’elles ne soient pas vraiment techniques, je me faufile et je retrouve les premières positions. Je suis parti trop équipé, et je parviens à enlever mon collant d’échauffement pour me l’enrouler autour du cou en attendant de pouvoir le déposer. La fin du premier tour approche, mais il faut encore franchir la montée de Saint-Canadet. Je me concentre davantage sur le fait de me dévêtir maintenant que je suis chaud plutôt que sur les roues de devant qui s’éloignent inexorablement. Lorsque la voiture de l’équipe me passe, je dépose mes vêtements et, de nouveau à l’air libre, je gagne 100 watts pour remonter tous les décrochés. Malheureusement, le peloton est trop loin ; et de toute façon, je n’ai plus la niaque de continuer à me battre.

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Je suis déçu d’avoir lâché plus tôt que je ne l’aurais dû, non pas personnellement, car je pense qu’au mieux, j’aurais pu tenir peut-être trois tours de circuit (110km) ; mais pour l’équipe, que j’aurais peut-être pu soulager davantage. Je suis surtout déçu de la météo, car sur le sec, c’est à une toute autre ambition que je pouvais prétendre (j’avais terminé 11e de l’épreuve il y a deux ans). Néanmoins, j’ai commis quelques petites erreurs : j’aurais du avoir plus de franchise et de clairvoyance, et prendre un rôle plus offensif, en lâchant tout sur les deux premiers tours ; plutôt que de croire naïvement que j’allais enfin avoir le déclic sous la pluie. Guillaume sauve notre bilan en revenant du diable vauvert après une défaillance, pour prendre la 11e place et nous offrir le 8e rang à l’issue de cette première manche.

La prochaine échéance sera le Circuit de la Vallée du Bédat, le dimanche premier mars. Après un début de saison solide en terme de préparation, je pense à présent donner la priorité à mon parcours scolaire et alléger un peu les charges d’entraînement. Je pense avoir un niveau de forme suffisant pour pouvoir capitaliser, même s’il ne se transforme pas en course par des résultats concluants pour le moment (à part ma 14e place prometteuse sur l’ouverture en Ardèche), la faute surtout aux conditions météo très défavorables. L’objectif va être de refaire du jus, et je poursuivrai sur ce rythme en limitant au maximum la fatigue jusqu’au mois d’avril. Ceci me permettra de franchir un gros palier à l’issue d’une semaine ou deux de travail très intensif, pour aborder au top de ma forme les grosses échéances par étapes du mois de mai.