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Grand Prix de Saint-Etienne – Elite Nationale
Grand Prix de Saint-Etienne – Elite Nationale

Grand Prix de Saint-Etienne – Elite Nationale

Après la déconvenue du week-end dernier, en grande partie due à ma propre faute, je me suis bien remobilisé cette semaine. Je n’ai pas remis beaucoup de volume à l’entraînement, mais j’ai travaillé haut en intensité et je sens que le travail effectué en amont me permet de retrouver rapidement la forme avec un travail de rythme. Malgré tout, je n’abordais pas en confiance ce Grand Prix de Saint-Etienne, une course que j’apprécie beaucoup. La faute à un violent malaise le vendredi matin, suite aux vaccins Méningite/Hépatite A/Fièvre jaune de la veille que j’ai vraisemblablement mal supportés. Après une grosse poussée de fièvre, mon état s’est sensiblement amélioré et j’ai pu me rendre en cours l’après-midi, puis rouler une heure trente, mais avec un organisme peu disposé à monter en régime.

Dès le début de course, j’ai pu me rendre compte que le corps réagissait beaucoup mieux que la veille. Je ne me sentais toutefois pas totalement confiant. Après quelques banderilles, j’ai couvert un peu moins de trois kilomètres seul en tête du premier passage du col de la Gachet, espérant qu’un petit groupe me reprenne. Ça n’a pas été le cas et j’ai rapidement dû reprendre ma place dans le peloton. Contrairement à d’habitude, je n’ai pas beaucoup reculé. Il m’a encore fallu encaisser quelques à-coups avant de pouvoir récupérer, dont le plateau de Saint-Christo-en-Jarez très venté, mais j’ai rapidement récupéré ensuite. Un premier groupe d’une douzaine s’est porté à l’avant, avec Bastien Lhomme et Xavier Brun pour nous représenter. Situation idéale pour nous. Nous les avons finalement revus dans le premier passage du Martouret, d’abord en compagnie d’un premier contre, puis le peloton s’est une seconde fois reformé.

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La pluie a commencé à tombe assez violemment. Pour une fois, je l’ai plutôt bien accueillie, car les sensations étaient bonnes, et car je pouvais profiter des descentes pour me replacer encore davantage. Je suis reparti à l’offensive dès le pied de la seconde montée de la Gachet, mais notre groupe de volontaires n’est parvenu qu’à étirer drôlement le peloton, et à le soulager d’un paquet d’unités par derrière. Au sommet, nous n’étions plus qu’une soixantaine. J’ai payé mes efforts du pied, car j’étais moins bien positionné au moment où s’est formée la principale échappée de la journée, avec notre leader Guillaume cette fois-ci. Après un gros temps de récupération, l’essorage a repris de plus belle sur le plateau, avec le fort vent de côté. Placé dans les 20 premières positions, j’ai très bien encaissé le choc et j’ai continué à intégrer les coups ensuite pour espérer revenir à l’avant. Dans la descente, les velléités se sont calmées, et le froid a soudain envahi le peloton. Je ne m’y attendais pas vraiment, et je me suis appliqué à rester placé dans les 10 premières positions. Autour de moi, tous les coureurs portaient un imperméable par-dessus leur maillot de club. J’ai senti arriver la fringale d’un seul coup dans la fin de la descente. Dès que j’ai pu, après avoir bataillé quelques temps, je suis parvenu à attraper une pâte de fruit de mes mains transies dans la poche arrière de mon maillot, mais il faut croire que le mal était fait. D’un coup d’un seul, depuis les 15 premières positions du peloton, j’ai totalement explosé et les voitures des directeurs sportifs m’ont ramassé à la petite cuillère. Je me suis rapproché à quelques secondes de la queue du peloton à la faveur d’une grosse descente, mais je n’avais plus la force de boucher le trou, et dès que la route s’est dressée à nouveau, le peloton a de nouveau disparu.

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Je suis mitigé sur le bilan de la journée. C’était la première fois que je retrouvais l’avant de la course depuis Paris-Troyes, et avec beaucoup plus d’aisance dans ces deux premières heures de course. Mais d’un autre côté, je me suis fait surprendre par la météo et surtout le froid cinglant et immédiat au contact du vent dans la descente. Trop crispé, je n’ai pas pu me saisir de mon ravitaillement avant le terme de celle-ci, et il était déjà trop tard. C’est une déception, car au moment où je me suis écarté, nous n’étions plus qu’une quarantaine dans le peloton, et je n’avais pas eu l’occasion de vraiment tout donner jusque là. Je ne m’attendais surtout pas à prendre une fringale aussi rapidement, mais je mange nettement moins depuis quelques temps, car je m’entraîne moins, et mon corps s’est habitué à ce nouveau rythme. Or, les courses sont toujours aussi longues. Je paie également le fait de n’avoir pas terminé mes courses ces deux dernières semaines. Mais à l’arrivée, seuls 32 des 160 coureurs ont franchi la ligne. Je crois que malgré cette erreur, seulement équipé d’un maillot court, je n’aurais pas été capable de tenir jusqu’au bout. La pluie ne s’est arrêté que pour reprendre de plus belle…

D’un point de vue collectif, même si la malchance (casse de dérailleur pour Romain, chute pour Lucas et Xavier) et la dureté du circuit ne nous ont pas aidés, j’ai trouvé que nous avons tous évolué à un niveau bien supérieur à notre niveau habituel. De mon côté, je me suis prouvé que je sais encore être coureur. Mais je dois encore travailler pour retrouver la niaque de mes grandes années 2012 et 2013. Si j’y parviens, je ne serai pas loin du niveau des meilleurs. Franchir ce palier n’est pas impossible, mais l’essentiel se jouera dans la tête… Demain, place à la récupération pour accrocher un nouveau dossard lundi. Je serai au départ de la course toutes catégories de Hauterive-sur-Allier. Avec, de nouveau cette fois-ci, l’ambition d’aller chercher un résultat.