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Grand Prix de Nogent-sur-Oise – CDF DN1
Grand Prix de Nogent-sur-Oise – CDF DN1

Grand Prix de Nogent-sur-Oise – CDF DN1

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La quatrième manche de la coupe de France DN1 venait clore notre déplacement dans le grand nord-est, après le Rund um Finanzplatz Eischborn-Frankfurt en Allemagne et les deux jours de reconnaissance du contre-la-montre par équipes des Boucles de la Marne. 180 kilomètres étaient à couvrir avec une petite dizaine d’ascensions d’un kilomètre et de longues portions de plaine. Ma consigne était d’assurer le début de course et de prendre l’échappée à tout prix.

Dès le départ, je suis donc parti à l’attaque en tentant de trier les coups, parfois soulagé par Benjamin Jasserand. Certains des groupes que j’intègre prennent un peu d’avance, mais la fugue ne dure chaque fois au maximum que deux ou trois kilomètres. Au pied de la première côte répertoriée, le peloton ressent le besoin de souffler et six hommes parviennent à sortir. Je ne peux qu’y assister impuissant. Lorsque je descends à la voiture de l’équipe pour prendre les informations, Loic Varnet me demande de relancer derrière. J’attends Bastien Dupé de Vaulx-en-Velin qui est sorti derrière moi, et nous reprenons Cyrille Patoux, alors tout seul en contre.

Avec deux minutes de retard sur l’échappée, je me fais assez peu d’illusions, d’autant que je suis le seul à vraiment sembler motivé pour rouler. Dupé semble un peu moins puissant, et Patoux a besoin d’attendre sa voiture pour savoir s’il doit rouler, ou pas. Notre retard sur l’échappée s’accroit lentement, une minute tous les vingts kilomètres. Mais notre avance sur le peloton s’accroit également, jusqu’à atteindre cinq minutes aux alentours de la mi-course.

Les longs bouts droits pour remonter au nord me paraissent interminables, et je dois me résoudre à effectuer le même travail que les deux autres. De toute manière, nous sommes condamnés et il ne s’agit plus que de tenter de rester à l’avant le plus longtemps possible, dans l’éventualité où un groupe de contre se formerait à l’arrière que nous puissions intégrer. Dans le GPM à 55 kilomètres de l’arrivée, je relance l’allure. Patoux se relève. Le peloton qui bagarre derrière revient vite. Nous sommes d’abord repris par un trio Olejnik-Kowalski-Thévenot, puis par le peloton.

L’échappée que j’ai manquée, elle, ne sera jamais reprise et se disputera la victoire. C’est Clément Penven, le picard, qui s’impose à domicile en solitaire avec une sacré classe. De quoi nourrir quelques regrets.

La forme semble revenir rapidement et le travail porter ses fruits. Le week-end prochain, je vais doubler le Tour de Berne et le Tour du Chablais, deux épreuves difficiles, la première avec les professionnels.