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Circuit des 4 Cantons – Elite Nationale
Circuit des 4 Cantons – Elite Nationale

Circuit des 4 Cantons – Elite Nationale

Après les déceptions successives du  GP du Pays d’Aix et de la Vallée du Bédat, je me suis remobilisé avec une grosse séance d’entraînement mardi dernier. Après 80km dans le pilat, j’ai rejoint le pôle espoir de Saint-Etienne pour une séance de seuil. Je suis rentré avec 215 kilomètres et 7 heures de selle. Une séance de lactique le lendemain pour terminer le travail sans faire trop long, puis j’ai laissé place à la récupération sur la fin de semaine. L’inconnue était donc de savoir comment mon corps allait absorber ce début de semaine atypique. Visiblement, plutôt bien : les sensations étaient bonnes aujourd’hui, malgré le manque de compétition.

C’est déjà ma 3e participation au Circuit des 4 Cantons. Le plateau 2015 était peut-être cependant le plus relevé, avec la présence de 8 coureurs de l’Armée de Terre, trois coureurs d’Auber 93 et deux de La Pomme Marseille, en plus de grosses délégations de DN1. Sur un profil plat comme la main, une telle configuration de course donne à chaque fois lieu à une guerre des nerfs permanente pour au final, pas grand-chose.

Pendant la course, je n’ai jamais quitté la première moitié du peloton. L’expérience du tracé et du scénario m’est précieuse et contrairement aux autres années, je suis presque toujours placé au bon endroit au bon moment, en gaspillant moins d’énergie. Une échappée se forme vite dans la première heure de course, ce qui nous offre une entrée en matière assez calme : nous sommes représentés par notre marocain Waile et notre veauchais Lucas. La course commence véritablement lorsqu’elle est reprise grâce à l’effort du Chambéry CF puis du Team Pro Immo et de l’Armée de Terre, aux alentours du kilomètre 60. Je veux me tester en allant dans les coups tout en restant intelligent. Je ne suis pas dupe, et je comprends vite que ce genre d’effort est vain. À 40 kilomètres de l’arrivée, il n’y a déjà plus d’offensive et la tête du peloton, que je ne quitte pas, se comporte déjà comme dans le final d’un sprint massif, avec son lot de vagues et de coups de patins. À moins de 20 kilomètres de l’arrivée, juste à l’entrée du circuit final, alors que je suis placé parmi les 20 premiers, un rayon de ma roue arrière explose d’un seul coup. Mon coéquipier Damien Fabre me propose sa roue : après un échange éclair, je repars immédiatement derrière la voiture n°7 du SCO Dijon. Un kilomètre plus loin, nous rentrons sur le circuit final, les voitures sont toutes arrêtées : c’est terminé.

Je n’ai rien à me reprocher aujourd’hui, tout allait pour le mieux, mais la poisse que je traîne depuis le second week-end de la saison ne me lâche toujours pas. J’ai cependant pu terminer la course, alors il y a du mieux. Je n’ai pas franchi la ligne particulièrement usé, contrairement aux autres années. J’aurais pu payer cher pour voir ce que j’aurais donné au sprint. Il y aura d’autres occasions… Et pas plus tard que demain : je serai sur le Grand Prix de Bohas, en toutes catégories.