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Boucles du Haut-Var #3 – 1/2 90e
Boucles du Haut-Var #3 – 1/2 90e

Boucles du Haut-Var #3 – 1/2 90e

Afin de parachever notre préparation pour la première manche de Coupe de France qui se tiendra samedi à Aix-en-Provence, j’ai tenu à rester la semaine dans le sud avec quelques coéquipiers, et à participer aux Boucles du Haut-Var, comme chaque année depuis la sortie des rangs juniors. Ce sont des épreuves que j’apprécie et que je connais bien. Je m’en suis tenu à mon planning de base, qui était de courir le mercredi seulement, afin de favoriser la récupération après un Tour de l’Ardèche Méridionale plus éprouvant que prévu, avec la pluie du dimanche. J’avais terminé 5e sur la même arrivée en 2013.

Je comprends très vite, dès la sortie du lit en fait, que je suis dans une mauvaise journée. Avec le recul, je crois que j’en ai un peu trop fait à l’entraînement la veille (je suis allé monter le Mont Faron pour 2h30 de vélo), et que j’aurais mieux fait de me consacrer une journée de récupération totale l’avant-veille. Tant pis pour les sensations parfaites, cela ne m’empêchera de faire les derniers efforts avant le premier grand rendez-vous. Je calcule, avec raison, que compte tenu du vent nul, du niveau homogène, du scénario des jours précédents et du nombre d’équipes présentes au départ que la course va avoir du mal à se décanter. Je reste derrière pendant les 30 premiers kilomètres, ce qui me permet d’observer les mouvements du peloton. Alors que je me décide à remonter pour faire la course à l’avant à l’entrée de la route étroite, au-cas-où, ma chaîne se bloque d’un coup d’un seul entre le petit pignon et le cadre (je reconnais à avoir cherché une dent de moins, mais quand même). J’en suis donc quitte pour un bon chasse-patate dans les voitures. Lorsque je suis de retour, rien n’a changé. Le premier tour accouche d’une souris.

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Le second tour est dans la même veine, mais on sent que les kilomètres commencent tout de même à faire leur oeuvre. J’intègre un coup un peu plus sérieux au passage de la montée d’arrivée à Montmeyan, d’une grosse vingtaine de coureurs, en compagnie d’un Lucas Barjon omniprésent. Malheureusement, ce groupe ne s’entend pas. J’ai alors l’impression que les sensations s’améliorent. Une fois repris, sentant le peloton moins puissant, je me décide à repartir à l’attaque lorsque revient la petite route. Un nouveau coup pour rien, mais je sens la rupture plus proche. Cette fois-ci, l’illusion de force s’effondre d’un coup et je me retrouve à traîner deux poteaux en béton à chaque tour de pédale. Je subis totalement la course. J’évite miraculeusement une chute impressionnante (exactement la même que l’année précédente, d’ailleurs), comble l’écart tant bien que mal et assiste impuissant à la formation de la bonne échappée, celle que pour une fois, je n’aurais eu aucun mal à intégrer, si j’avais été en pleine possession de mes moyens.

Suite à la chute, nous ne sommes plus qu’une soixantaine. Je serre les dents au dernier passage de l’ascension principale. Ce qui devait arriver arrive sans me surprendre, notre groupe fait rideau et les plus motivés poursuivent sans nous : je me retrouve dans un peloton totalement amorphe, où il ne reste plus qu’une trentaine de coureurs. Il reste quinze kilomètres : je roule devant sans me soucier des autres, pour terminer le travail de la journée. Ce seront mes derniers tours de pédale avant de (re)découvrir le circuit de samedi. Notre groupe termine à quatre minutes de l’échappée que sont parvenus à intégrer (en forçant un peu le passage) Romain Faussurier et Guillaume Bonnet, qui se sont très bien débrouillés sans nous : le premier nommé emmène le second à la victoire. C’est notre premier succès de la saison. Si le bilan personnel est très mauvais, le bilan collectif est donc nettement meilleur. Je ne suis pas inquiet. Je pense que j’ai évolué très en-dessous de mon niveau du moment. A présent, je croise juste les doigts pour éviter la pluie ce week-end…

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