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Bohas – 1/2/3/J – 48e
Bohas – 1/2/3/J – 48e

Bohas – 1/2/3/J – 48e

Après une nuit salvatrice, j’ai repris la route en direction du village de Meyriat, perdu dans une vallée du Bugey. C’était ma deuxième participation à cette course toutes catégories, après ma 13e place en junior 2, il y a trois ans déjà. Cette année, j’ai 170 kilomètres dans les jambes mais ma récupération s’avère très vite assez bonne, alors qu’il s’agit d’un de mes habituels défauts. Je fais donc la course d’entrée, persuadé que compte tenu du plateau, une échappée va se former rapidement.

Je vois juste, mais je me fais avoir tout de même à mon propre jeu. Après deux premiers tours très actifs, la troisième montée est la plus rapide et au sommet, alors que mal placé, je vois le coup se former, il me manque un petit quelque chose pour établir la jonction moi aussi. Flairant le mauvais coup, je parviens à remonter rapidement en tête de peloton, mais je ne suis pas assez explosif pour effectuer le dernier saut.

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Le peloton reste longtemps à une portée de fusil de l’échappée, mais ne reviendra jamais. Je rate une deuxième fois ma chance lorsqu’un groupe de 10 prend du champ aux alentours de la mi-course : celui-ci sera le seul à pouvoir revenir. Je réagis très vite, et intègre un nouveau contre très peu de temps ensuite. Ce qu’il reste du peloton ne nous reprendra jamais, mais après être revenu à une quinzaine de secondes de la tête, nous sommes trop peu nombreux pour parvenir à combler l’écart, d’autant plus que la course pour la gagne est lancée à l’avant. Nous luttons deux tours à cinq, avec Lionel Genthon, Benjamin Olivier, Maxence Pedreno, Adam Kordus et un coureur de l’EC Stéphanois, puis nous sommes revus par un groupe d’une dizaine. Nous arrivons quelque part autour de la 40e place. Je lance le sprint à plus de 500 mètres pour finir de faire monter les toxines et je me fais doubler par quelques coureurs dans les derniers mètres. Devant, mon ancien coéquipier Benjamin Jasserand s’impose avec la plus grande maîtrise, pendant que mes coéquipiers récoltent les miettes aux portes du top 10.

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Le bilan du week-end est décevant en terme de résultats, mais je ne suis pas pressé. J’ai payé mon manque de compétitions, mais mon foncier est excellent, je suis très bon sur la distance. Du coup, je récupère mieux. Je pense que cela va me permettre de très bien encaisser cette grosse charge de travail et que ce week-end complet de course va me faire le plus grand bien. L’idéal serait de passer un palier dès ce week-end, car je serai au départ de Paris-Troyes dimanche, aux côtés des équipes professionnelles. Je pense que je serai capable de faire la course. Le plus dur est fait : une fois encaissé le rythme des compétitions, avec un peu de chance, je serai de retour à mon meilleur niveau !

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