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déc 07 2013

#30 1/2/3/J Nocturne Hyères

Une découverte ce… Soir puisque je participe à ma première nocturne (si on excepte celle de Pierre-Bénite que je connais depuis 5 ans et dont j’ai couru la moitié en préparation aux championnats régionnaux). Une vraie de vraie, départ à 21h, en toutes catégories et avec du client : Pioline, Ortitz, Collet, de Gasquet, Lugten, Garcin, Delalaire… En tout une cinquantaine de partants dans un cadre le plus simple qui soit, un triangle isocèle de 700m à faire 78 fois.
Une course complètement folle. Je l’anticipe un peu, j’accorde même une importance particulière à ma place sur la ligne de départ « au cas où », puisque je ne sais pas à quoi m’attendre. Résultat : j’ai l’illusion de pouvoir peser sur la course pendant un tour à peine, alors que je suis encore capable de me placer selon mon souhait. Mais très vite, je me retrouve à dégringoler et à devoir me satisfaire d’une place naturellement attitrée, plus près de la fin que du début malheureusement.
Le rythme est totalement hallucinant. Pendant les 10 premiers tours, il faut débrancher le cerveau pour ne serait-ce que tenir la roue de devant. Chaque virage constitue du coup une coupure de rythme énorme, on est obligé de freiner au moins cent mètres avant et par conséquent, de relancer d’autant derrière, sachant que 200m plus loin il faudra de nouveau freiner… Petit à petit, j’apprends à gagner du temps sur les virages, à anticiper les trajectoires et les freinages, jusqu’à trouver un second souffle et à ce que le coeur redescende dans une limite raisonnable.
Sur une chute quelques places devant moi, le peloton se coupe en deux. Je ne peux que me trouver dans la seconde partie, avec tous ceux qui sont limite. Quelques costauds comme Guillaume de Gasquet sont avec moi et tentent vainement de donner une seconde impulsion à ce groupe. Ca roule ainsi presque aussi vite qu’avant, si bien qu’on ne se prend un tour qu’à une trentaine de tours de l’arrivée par l’échappée de deux, Jérémy Ortiz et Raphael Tapella. Le peloton qui suit n’est composé que de 9 coureurs, ce qui signifie qu’on court pour la place de 12.
Les 20 derniers tours se ressemblent, à savoir un statut quo en milieu de groupe puisque je n’ai pas grand-chose d’autre à faire. Je me concentre maintenant sur la place de 12 qui est à ma portée, pour ce faire, il faut que je me mèle au sprint et que je termine premier parmi ceux de mon groupe qui se sont pris un tour.
Dans la ligne droite opposée du dernier tour, je me replace dans les 6-7 premiers, conscient que le sprint se joue presque maintenant. Et dans le dernier virage, deux coureurs devant moi chutent, je dois ralentir mais je parviens à passer. Je relance à fond et termine 9e du scratch, premier à un tour, donc 12e de la course. J’en suis satisfait, même si seuls les coureurs dans le tour du vainqueur Ortiz seront classés. C’est dommage, on est une trentaine à finir et il n’y avait rien de compliqué à classer tout le monde.
Pour l’anecdote, je termine avec trois ampoules à chaque main, malgré les gants, qui resteront une petite semaine. Preuve qu’on est bien crispé pendant toute la course ! 43 de moyenne malgré un virage tous les 200m.
1. Ortiz Jérémy (Armée de Terre) 1
2. Tapella Raphael (AVC Aix) 1
3. Barjon Lucas (CR4C Roanne) 2 à 18″
4. Pioline Renaud (CR4C Roanne) 1
5. Ammendola Julien (AVC Aix) 2

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