«

»

déc 07 2013

#22 2/3/J Tour du Pays de Seyssel étapes 2,3

A froid le bilan est douloureux : de grosses plaies un peu partout sur le corps puisque j’ai roulé en glissant, équipements arrachés et bidons perdus mais surtout chaussures cassées, les serrages ont été limés et il ne reste plus que les ressorts. Mais rien de tout cela ne m’empêche de repartir et d’espérer sortir du TPS satisfait quand même, même si je n’y crois plus.
Etape 2. Culoz – Châteaufort. 18km CLM
Chrono en dilettante, en i3, je n’ai rien à gagner à le faire à bloc. Je ne me fais même pas rattraper.
Etape 3. Seyssel – Seyssel. 93km
Aujourd’hui le gros morceau est la côte de Droisy plus raide et plus longue que les autres, 6km à 7% de moyenne. Je sais que je peux basculer devant au sommet, je ne me pose même pas la question puisque ma course à moi se joue après : c’est l’occasion d’aller faire une place au sprint.
R.A.S quant aux 20 premiers kilomètres, jusqu’à ce qu’une échappée de 8 coureurs sorte… Avec deux corbasiens, Sam et Christophe Menini. Scénario idéal, je bloque devant et cette échappée réussit bien à prendre du champ. C’est Chambéry qui réagit derrière après un temps de réglage, il y a une trentaine de secondes. Dans la bosse emprunté le matin au chrono, les Chambériens limites craquent tous et il n’en reste plus qu’un en tête. J’attaque instinctivement à ce moment, emmenant derrière moi Campagnolle du GMC. Le temps qu’il rentre et que j’embraye, nous voilà revenus à 5 secondes de l’échappée dans laquelle roulent à bloc… Sam et Christophe. On bascule, et à deux on n’arrive pas à reprendre plus de temps. Pire, on perd un peu, peut-être 10 secondes de retard au pied de la descente. Finalement après 15 kilomètres de chasse, la jonction s’opère… Au moment ou la pente s’incline sérieusement pour ne plus cesser avant 6 kilomètres.
Nous sommes maintenant 6 en tête, puis 3 en chasse derrière les 3 qui sortent à la pédale, dont Sam. Je me retourne : le peloton tambour battant un virage plus bas, déjà ! Je pressens le scénario catastrophe, ça ne manque pas. Je suis taquet depuis plus de 20 minutes, je n’ai pas pu respirer une seconde et ce n’est certainement pas maintenant que je vais pouvoir. Le peloton revient finalement dans ma roue, puis c’est rapidement moi qui me retrouve dans la sienne. Quelques mètres, et je perds le contact. Moment difficile que je connais bien.. Je fais de mon mieux pour me gérer mais ne pas perdre trop de temps, ce n’est pas le moment. Déjà, prendre un groupe capable de rouler et de s’entendre. Mais devant, on ne les vois plus, logiquement. J’emmène sur la fin de la bosse puis dans la descente. Comme par hasard, mon GMC se retrouve de nouveau dans mon groupe. Quelle mauvaise idée d’avoir joué au con dans la bosse décidément… En bas, pas de peloton en vue mais on reprend un groupe d’une dizaine. Je continue à rouler et on se retrouve à 3 avec un GMC et Christophe qui a crevé mais qui est revenu avec moi de derrière. Dans le second col, on se retrouve à une trentaine de secondes du peloton seulement… Mais on n’est pas capable de les boucher. Ni dans la nouvelle descente, ni dans le second col, on ne les aperçoit plus. On reprend d’abord le maillot vert, puis Nicolas Raybaud dans les 15 derniers kilomètres plats et interminables. Je fais le sprint sans conviction, le croyant gagné d’avance, je me relève et me fais passer sur la ligne. Quelle beau week-end de merde…
C’est comme ça. Il vaut mieux que ça foire maintenant. A très bientôt, je sais de quoi je suis capable, ce n’est qu’à moi qu’il appartient d’être plus fin le week-end prochain…

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser les balises HTML suivantes : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>