自転車で地域&人づくり
Barouds de février
Barouds de février

Barouds de février

Morceaux choisis d’entraînements

4 février 2015 – Cévennes, Languedoc-Roussillon

fevrier1
Le départ d’entraînement, au pied du Pic Saint Loup.

J’avais envisagé de partager la seconde des deux sorties foncières du stage de l’équipe début février, à Valflaunès, dans l’Hérault. Mais celle-ci s’est rapidement écourtée pour moi à cause d’une douleur persistante au genou déclarée la veille. Je m’en suis donc tenu à une seule sortie foncière collective cette semaine-là, un peu déçu également de n’avoir pu que caresser le massif des Cévennes. En effet, nous avons croisé la neige dès notre premier col… Et pas qu’un peu !

fevrier2
Le col des Lavagnes s’est terminé sur la neige

J’ai découvert pour la première fois l’entraînement derrière scooter, grâce au père de Guillaume Bonnet, que je remercie. Seulement, la gestion du scooter avec 16 coureurs est loin d’être évidente. Après un kilomètre de la première série, nous n’étions plus que 5 à tenir la roue tant bien que mal… Je n’avais jamais eu l’occasion de profiter de ce genre de séance jusqu’à maintenant, et j’ai adoré. Nul doute que j’y aurai recours pour préparer mes objectifs du printemps et de l’été.

10 février 2015 – Beaujolais, Rhône-Alpes

Après avoir été contraint d’alléger quelque peu le planning de retour de stage, le temps de résorber complètement l’inflammation du genou, il était l’heure de se remettre au travail. Après mes deux heures de cours d’histoire de l’écriture et de l’édition, je suis donc parti pour un long raid dans le Beaujolais. J’ai traversé Lyon par les quais de Saône, puis j’ai remonté les contreforts de la Dombes jusqu’à Villefranche-sur-Saône. J’avais le sentiment très paradoxal de ne pas parvenir à pédaler rond, car si la douleur s’était estompée, je n’avais pas encore retrouvé le réflexe de pédalage. A partir de là, j’ai enchaîné les cols : col du Parasoir, col de la Croix de l’Horme avant de redescendre sur Saint-Clément-sur-Valsonne. J’avais 100 kilomètres, et c’est là que j’ai commencé le travail intensif. J’ai monté le col de la Croix Paquet à fond (une espèce d’horreur de 2 kilomètres à 11% sur une route très large qui se monte à 13km/h), puis le col de la Croix du Crêt, et enfin le col de la Luère avec 10 répétitions de 30-30 sur chaque montée. Le genre de séance qui donne du rythme !

17 février 2015 – Toulon, Côte d’Azur

Parfois, la passion prend le pas sur la raison. Au sortir de deux jours de compétition sur le Tour de l’Ardèche Méridionale, dont un dimanche pluvieux particulièrement éprouvant, je suis descendu avec plusieurs coéquipiers à Hyères dans le Var, pour aborder plus sereinement le Grand Prix du Pays d’Aix, et au passage, participer à la troisième épreuve des Boucles du Haut-Var en milieu de semaine. Pour remettre en route, à la veille de cette compétition, j’ai probablement été un peu trop gourmand, puisque j’ai voulu pousser jusqu’au Mont Faron. Le soleil pendait haut dans le ciel, et je n’aurais pas eu d’autre occasion de rouler dans la région puisqu’il ne me restait ensuite plus que du repos et le déblocage avant la Coupe de France. Je connais bien le Faron que j’ai grimpé pour la première fois en cadet 1, et que je grimpe tous les ans depuis. Le temps m’a manqué, mais j’ai aussi l’habitude de pousser jusqu’au Mont Caume, une montée méconnue qui grimpe de zéro à 800 mètres en 12 kilomètres, dont 4 derniers à plus de 8%.

février2
Le Mont Faron au-dessus de Toulon, depuis la dernière épingle.