自転車で地域&人づくり
#4 3/J Saint-Romain-de-Popey
#4 3/J Saint-Romain-de-Popey

#4 3/J Saint-Romain-de-Popey

Saint Romain de Popey, un classique de début de saison que je me serais bien vu éviter cette année. Pour cause, le 18 mars, c’est la Bernaudeau Junior, que j’ai courue sous le maillot du pôle l’an passé mais, comme je n’y suis plus cette année, je n’ai pas pu être au départ. Ce n’est pas faute d’avoir essayé. Enfin, bref : je suis au départ de Saint Romain.
En plus d’être au milieu des routes d’entraînement, ce parcours est emblématique pour moi et rattaché de très près à mon histoire personnelle : je prends ici le départ de ma 2e course sur route, en minime 1 il y a déjà cinq ans. Deux ans plus tard en cadet 1, je remporte ma première victoire pour ma première course. Depuis, je l’ai courue tous les ans et n’ai jamais quitté le podium.
Un peu moins de monde au départ cette année, une centaine de coureurs. Je suis attendu, tout le monde sait que je marche ici tous les ans. Ce sera peut-être ma seule course en 3e catégorie, je n’aime pas trop, mais je classe celle-ci un peu à part.
Le premier tour est assez lent, et comme souvent, quelques coureurs en profitent pour sortir sans trop de difficulté. Cette année la première échappée sera formée de deux coureurs : Lucas Chirpaz arrivé cette année à Pélussin et Jérémy Leclerq lui aussi transfuge de Corbas, dont je me méfie. Pour autant, je n’accorde pas trop de crédit à cette échappée quand les premiers écarts nous sont transmis, car sur les 4 premiers tours qui ont du à peine se couvrir en 30 de moyenne, ils n’ont pris qu’une minute trente. Je sens qu’au fil des tours, la tension monte un peu, et je ne veux surtout pas être celui qui attaquera le premier. Je suis persuadé que Pierre André craquera avant moi. Et effectivement au 5e tour environ, il fait rouler Benjamin Chavas dès le pied de la bosse. Je suis mal placé, je dois faire un effort pour remonter mais je me sens bien. Lorsque son équipier s’écarte, je le vois mettre une violente attaque, Cédric Depardon quelques places devant moi fait l’effort pour recoller et je prends sa roue. Sur le haut de la bosse, nous nous retrouvons à 6 ou 7 coureurs, l’entente est moyenne dans la descente et au pied de la bosse, nous sommes repris, le peloton est de nouveau compact. Bis repetita dans la montée suivante, Chavas remonte rouler devant et cette fois, c’est moi qui attaque au milieu de la bosse.
Pierre bien sur trop content que ce soit moi se jette dans la roue, puis de nouveau deux ou trois coureurs et sur le sommet, nous sommes cette fois 4-5 à basculer avec un écart un poil plus conséquent. Insuffisant malgré tout : nous sommes repris dans le petit pétard avant la bosse est tout est encore à refaire.
C’est sur le haut de la montée que Pierre André place une 3e attaque. Louis Pijourlet fait l’effort. Je décide de ne pas y aller, craignant que le scénario ne se répète : personne ne décide de le faire à ma place, tout le monde me regarde. Je fais alors l’erreur de ne pas y aller quand même. Résultat, personne ne s’organise ensuite et l’écart atteint très rapidement la minute : avec deux hommes forts devant comme ceux-ci, j’ai perdu la course.
Derrière, mes nerfs lâchent un peu. J’essaie d’organiser le groupe, en réponse, certains essaient de me contrer. Je ne sais pas comment m’y prendre, alors je me cale en queue de groupe, et j’attends. Dans les 5 derniers tours, à chaque passage dans la montée d’arrivée, j’attaque. Au début, l’effet est assez limité, ça se reforme toujours. Puis au fil des tours le groupe se réduit jusqu’à ce qu’on se retrouve à trois avec Anthony Gachet et Matthieu Lavaux.
On s’organise comme on peut. Devant, on rattrape d’abord Arthur Ferragne, qui ne roule pas. Lorsque revient la partie la plus raide avant la bosse, j’attaque et je ressors seul. Devant, j’aperçois Iapteff qui est tout à fait à ma portée, et un groupe de deux en contre, avec Romain Michel et un coureur de Montluçon. Je rattrape Iapteff dans la descente, il ne peut pas rouler non plus. Je n’ai pas perdu de terrain sur les deux dans la descente, ils naviguent toujours à 50 mètres devant. La dernière montée sera trop courte : le sprint est lancé de loin, j’échoue donc 6e. Anizan l’emporte au sprint devant Pijourlet. Jérémy Leclerq qui a pu prendre les roues des deux hommes termine 3e.
J’ai pris peu de plaisir à courir aujourd’hui, j’ai mal géré ma pancarte, je termine en mauvais termes avec cette course qui m’avait réussi jusqu’à présent. Les contre performances s’enchaînent, il faut que la roue tourne rapidement…
1. Anizan Pierre André (CVAC Vienne) en 2h19’23
2. Pijourlet Louis (Chambéry CC) à 5″
3. Leclerq Jérémy (VC Corbas) à 18″
4. Marandola Willy (EC Montmarault Montluçon) à 46″
5. Michel Romain (VC Vaulx en Velin) à 50″
6. Bossis Tom (CR4C Roanne) à 1’00