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1/2 Boucles du Haut-Var épreuve 3
1/2 Boucles du Haut-Var épreuve 3

1/2 Boucles du Haut-Var épreuve 3

Aujourd’hui avait lieu la troisième épreuve des boucles du Haut-Var, la seconde à laquelle nous participons avec le Chambéry CF, après celle de la veille. Je connais le parcours sur le bout des doigts puisque même si l’arrivée a été déplacée, le parcours est une redite de l’épreuve à laquelle j’avais pris part l’an dernier, et de laquelle j’avais pris la 5e place. Un parcours abordable, peut-être un peu plus que la veille, mais légèrement plus court ; par conséquent les difficultés s’enchainent malgré tout.

Nous avons pour consigne de nous retenir pendant les 45 premières minutes, au vu de notre erreur de la veille, ainsi que de la physionomie de la course. Et en effet, si le début est rapide sur de larges routes avec un peloton très compact, le rythme est beaucoup moins élevé que la veille, et aucun coup sérieux ne se dessine.

Au passage du premier point stratégique, nous remontons en groupe dans les premières positions et abordons la première montée de Sillans-la-Cascade, la plus exigeante, tous placés à l’avant. Lorsque cela s’étire, puis casse ; nous sommes présents devant et si le coup ne se dessine pas encore, nous prenons de la confiance. Tout le monde, moi y compris, profite de sensations bien meilleures que la veille.

Sur une portion de ligne droite vallonnée qui prolonge l’ascension, alors que je me relève, l’échappée de la journée prend du large et le peloton ralentit dans la foulée. Profitant de notre placement, nous comptons cette fois-ci trois chambériens parmi les 17 coureurs qui composent l’échappée, avec Maxime le Lavandier, Adrien Legros et Gabriel Chavanne, ainsi les mieux représentés au même titre que le Team Pro Immo et l’Armée de Terre.

Parmi les piégés, c’est le Vélo Sport Hyérois qui prend enfin la chasse à son compte, après une longue période de réglages, au profit de laquelle l’échappée s’octroie déjà plus d’une minute d’avance. En maintenant un rythme régulier, ils parviennent à stabiliser puis à légèrement réduire l’écart sur les hommes de tête.

Je profite de l’accalmie pour faire le point à la voiture en queue de peloton avec Vincent Terrier notre DS, qui m’annonce les écarts, les compositions et les consignes pour les kilomètres à venir. Ainsi, nous remontons en tête de groupe et restons vigilant quant à la stratégie de l’Armée de Terre, qui comme toujours depuis le début de cette saison tient les rennes de la course. Nous ne sommes pas à plaindre non plus : nous sommes en excellente position pour le moment.

A l’issue de la seconde montée de Sillans-la-Cascade, l’écart est remonté : le VS Hyérois commence à plier les ailes. L’écart remonte ainsi jusqu’à 1’50’’. De mon côté, les sensations sont bonnes. Je fais le choix de miser sur le sprint dans l’optique de créer des automatismes avant la coupe de France qui sera, déjà notre prochaine course. Peut-être s’agit il d’ailleurs de la meilleure manière d’aborder la course en fonction de mes qualités, étant donné la tournure qu’elle semble prendre. Je garde à l’esprit malgré tout que l’an dernier, j’ai été chercher mon résultat en prenant la bonne échappée qui s’est dessinée en toute fin de course. Mais je choisis de prendre le risque : cette année, contrairement à l’an dernier où seul Romain Faussurier m’accompagnait au départ, j’ai une équipe soudée sur cette épreuve avec moi qui sauront se charger de l’offensive.

Lorsque les autres équipes comprennent que Hyères est entrain de plier, Dijon et le Guidon Chalettois qui veillaient jusque-là, prennent leurs responsabilités. Le rythme augmente et l’écart diminue. L’échappée est désormais sous la maîtrise du peloton et nous avons toujours la course en main.

A l’abord de la troisième et dernière montée de Sillans-la-Cascade, l’échappée est de nouveau en point de mire. Cela frotte beaucoup pour se placer en tête de peloton mais nous restons tous placés ensemble, les 4 chambériens qu’il reste en retrait, prêts à bondir. Cela monte vite, je suis en second rideau. Je me tiens à mon choix stratégique en ayant pris soin d’avertir les autres que je jouais la carte sprint. Eux se chargent d’aller dans les coups. Lorsque nous reprenons Gabou, Maxime et Adrien, ils ne chôment pas pour autant : ils sont à l’attaque eux-aussi. Le final est très décousu et tendu, et des groupes se forment les uns après les autres à l’avant. Quant à moi, je les vois se former, mais je ronge mon frein. Je me retiens.

Beaucoup de groupes s’échappent, même s’ils restent à portée de fusil. Le peloton ne s’organise pas. Derrière, il ne reste plus avec moi que Gabriel Chavanne et Adrien Legros. Les quatre autres sont dans des groupes à l’avant : tout va bien pour nous encore une fois. Je suis serein, je n’ai qu’à rester spectateur dans l’attente d’un hypothétique regroupement.

Seul le Sprinter Club de Nice prend la chasse à son compte. Ils ne parviennent pas à réduire l’écart. Bien concentré dans la roue de Gabou qui me dirige à la perfection en tête de peloton, je conserve la victoire en tête jusqu’à deux kilomètres de l’arrivée, où je suis désormais certain que nous ne reviendrons pas sur l’échappée.

Dans le dernier kilomètre, Gabou m’emmène à la perfection, même s’il ne lui reste plus beaucoup d’énergie, après sa journée à l’avant. Je me dévoile tôt sur une arrivée montante, à 300 mètres de l’arrivée. Je franchis la ligne avec une grande avance sur le second coureur du peloton, au moins 5, 10 mètres. Malheureusement, cela n’est pas pour la victoire mais la 25e place seulement.

Devant, le dénouement final reste comme le seul raté de notre journée collectivement très aboutie. Pierre Latour termine premier chambérien, seulement 14e, suivi de près par Benjamin Jasserand 16e, Maxime le Lavandier 18e et Dorian Lebrat 23e, aux talons duquel je viens échouer au final. Néanmoins, le comportement aura été excellent et les sensations pour tout le monde déjà bien meilleures que la veille.

Désormais il ne nous reste plus que deux jours à gérer avant la première échéance importante de la saison, le Grand Prix Souvenir Jean Masse, première manche de coupe de France DN1. Mes deux courses dans le Haut-Var sont à l’image de celles du collectif dans son ensemble : peu de résultats concrets, mais énormément de signes positifs annonciateurs de prochaines courses possiblement réussies.

Vidéo de l’arrivée :

1 COMBAUD Romain ARMEE DE TERRE 1 les 123 km en 3h10’23” (moy. 38,76 km/h)        
2 DUCULTY Bastien TEAM PRO IMMO NICOLAS ROUX 1
3 LE ROUX Romain ARMEE DE TERRE 1
4 DULIN Alexis TEAM PRO IMMO NICOLAS ROUX 1 à 49”
5 SINNER Benoit ARMEE DE TERRE 1
6 DELON Denis AVC AIX-EN-PROVENCE 1
7 RULLIERE Melvin SCO DIJON 1
8 DRAPERI Matteo UC MONACO 1
9 PIRY Christopher ARMEE DE TERRE 1
10 CAUQUIL Yohan CHARVIEU-CHAVAGNEUX IC 1

25 BOSSIS Tom CHAMBERY CF 1

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