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oct 29 2017

JPT Gunma Road Race DNF

Je participais hier à la dernière course de ma saison, et l’une des plus importantes, puisqu’elle distribuait le nombre maximal de points au classement Japan Pro Tour, et que mon équipe pouvait encore soit remonter à la 6e place, soit redescendre jusqu’à la 9e place, ce qui n’est pas du tout la même chose au moment d’aborder la nouvelle saison. A mon retour de Nouvelle-Calédonie, et surtout après mes deux chutes, je n’avais aucune certitude sur ma condition, mais elle pouvait tout aussi bien être moyenne qu’excellente après une bonne période de récupération.

Pensant être un peu bloqué en début de course, je n’avais pas prévu de bouger d’entrée, mais dès le 2e tour, alors que j’étais remonté en tête de peloton, j’ai aperçu un groupe de 7 coureurs à l’avant sans personne de l’équipe, et la porte s’est ouverte devant moi. J’y suis donc allé, et personne ne m’a suivi. Je suis rapidement rentré sur la tête et l’écart a immédiatement augmenté. La chance serait-elle de retour avec moi ?

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A l’avant, toutes les principales équipes étaient représentées avec un coureur. Nous n’étions que deux amateurs. L’écart a progressivement atteint la minute, puis a augmenté en flèche : 2, puis 3 minutes, jusqu’à ce que l’ardoisier annonce 3’50 d’écart… La situation parfaite. Et cela sans avoir fait le moindre effort, à part un saut de puce en-dedans pour rejoindre la tête. Aussi loin que je cherche, je n’ai pas le souvenir d’avoir été aussi facile sur une course de cette envergure depuis au moins trois ans… Je me retiens et me contente pour le moment d’économiser le maximum de forces possible.

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Atsushi Oka, probablement le coureur le plus dangereux de l’échappée, fait tomber sa veste dans son dérailleur dans la descente. Un de moins. Je n’aimerais pas être à sa place… C’est ce que je me dis à ce moment-là, mais 5 kilomètres plus loin, au moment de passer sur la ligne, ma roue arrière se bloque soudainement. Lorsque je descends, je constate avec effroi que j’ai le dérailleur dans les rayons. Ma course s’arrête là.

Je ne sais pas jusque où j’aurais été si je n’avais pas eu ce problème mécanique, et je n’ai pas envie d’entrer dans le monde des peut-être, mais ce que je sais, c’est que l’échappée est allée au bout, et que j’étais loin d’être le moins fort du groupe. Cette fois, peut-être que j’ai laissé échapper une grosse chance de victoire sur un circuit taillé pour mes qualités, et avec ma meilleure forme de ces 3 dernières années. D’autant plus que je n’ai absolument pas la moindre idée de l’origine de mon problème. Je ne changeais pas de vitesse, je n’étais pas sur le haut de la cassette… J’avais même pour une fois tellement de facilité que je faisais attention à ne pas crever et à ne pas changer les vitesses trop brutalement pour éviter tout problème.

C’est comme ça, et ma saison s’arrête là-dessus. Je me console avec la désormais certitude que je peux m’imposer au niveau national. Et surtout, avec la 6e place finale inespérée de l’équipe, de justesse devant tous ses adversaires. Désormais, je suis tourné vers la préparation de la prochaine saison, d’abord davantage en tant que manager, puis à partir de décembre, comme coureur à nouveau.

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