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sept 25 2017

JPT Maebashi Criterium – Akagi Hillclimb 25e

JPT Maebashi Criterium

J’étais ce week-end au départ de deux épreuves de la Japan Pro Tour, typiquement japonaises, à savoir le critérium de Maebashi le samedi (49 kilomètres) et la course de côte du Mont Akagi, sur une montée de 21 kilomètres vers un lac de cratère situé à 1400 mètres d’altitude.

Après mon retour à la compétition la semaine passée, et un résultat plutôt satisfaisant, j’ai fait une grosse semaine d’entraînement lors de laquelle les sensations sont allées en s’améliorant. Je partais donc confiant, en théorie au moins au même niveau physique, si j’avais bien récupéré des efforts.

Mais lors de la reconnaissance du parcours, alors que je testais le virage en épingle et la relance qui suit, je réalise que la chaîne saute des pignons lorsque je relance. Dans ces conditions, impossible d’espérer courir un critérium. Je pensais que la cause se trouvait dans la cohabitation d’une chaîne neuve (j’ai reçu mon nouveau vélo dans la semaine) et d’une cassette usée, mais avec n’importe quelle roue, le résultat est le même. Plus le temps de trouver une solution, et après un échauffement bâclé, je prends le départ en queue de peloton sur un vélo prêté par un collègue qui ne court pas le critérium, 4 centimètres plus petit.

J’essaie alors de me concentrer, et de courir de la même façon que d’habitude, mais je réalise vite que je vais au contraire passer un sale quart d’heure. Le parcours, étroit par endroits, ne laisse que peu d’opportunités de remonter la grosse centaine de coureurs devant moi, surtout qu’il est difficile de bien contrôler un vélo dont le groupe, le cintre, la taille, la longueur des manivelles, les braquets, et même la position des freins sont différents. Je parviens à remonter dans les 20 premières positions, mais il n’est pas rare que je rate un virage, que je me trompe de frein ou que je ne trouve pas ma vitesse, ce qui rend même ma course un peu dangereuse. Et surtout, je dépense ainsi le double d’énergie par rapport à d’habitude. Pas le moindre plaisir dans ces conditions. Sans espoir de pouvoir faire mieux, je décide de descendre à mi-course environ, afin d’être certain de ne pas causer de chute.

akagi

JPT Akagi Hillclimb

Sur la course de côte, je reprends mon vélo habituel, n’ayant pas à craindre grand-chose des relances et d’une arrivée au sprint. La première moitié étant plutôt roulante, je reste au chaud dans le ventre du peloton contrôlé par l’équipe Matrix-Powertag qui domine les courses depuis la fin de l’été. Les jambes tournent bien et je me sens capable de résister relativement longtemps en comptant mes efforts. Lorsque Matrix hausse le ton, nous ne sommes plus qu’une trentaine, et il me reste encore une petite marge de manœuvre.

Leur leader, l’espagnol Jose Vicente Toribio, place son attaque à 8 kilomètres du sommet. Le groupe de tête explose sous son impulsion et je commence à décrocher en 15e position environ. Seul en tête, Toribio creuse petit à petit l’écart sur un groupe de contre plus ou moins regroupé. Je compte 13 coureurs à l’avant. Derrière, je m’accroche à la roue de deux coureurs de l’équipe Leomo Bellmare, habituellement à la lutte pour la victoire sur les courses de côte.

Mais je n’arrive pas à récupérer et dois les laisser partir. Je suis repris par un nouveau petit groupe, emmené par les premiers équipiers de Matrix qui ont récupéré de leur effort. Je m’y accroche un petit moment avant de craquer de nouveau. J’ai beau baisser un peu mon rythme, je suis incapable de trouver mon second souffle.

Un, deux, trois coureurs me passent l’un après l’autre, auxquels je n’arrive pas à m’accrocher. Je prends le rythme le plus élevé que je peux et m’efforce de maintenir l’écart pour calmer l’hémorragie. Mais je ne trouve toujours pas de solution et dois même me relever de nouveau dans le dernier kilomètre pour faire passer un point de côté.

J’aperçois deux coureurs dans l’épingle du dessous. Je choisis me relever un peu pour les laisser revenir à 500 mètres du sommet et assurer ma place au sprint, sur un terrain qui m’avantage. Mais j’ai beau placer une grosse attaque au panneau des 250 mètres et la poursuivre aussi longtemps que je peux, je ne parviens pas à les faire craquer. Ils me remontent dans les 50 derniers mètres et je termine épuisé, à la 25e place.

Je suis déçu de ces deux jours de course qui ne m’avantageaient pas vraiment, mais qui pouvaient me convenir avec le retour de la condition. Au lieu de cela, j’ai laissé passer deux chances intéressantes. J’aurais pu rentrer au moins satisfait avec quelques points pour l’équipe le dimanche, mais je les ai laissé filer en sortant du top 20 que je pensais pourtant assuré à la mi-course. Je pense que ma récupération n’était pas complète, et que je serai mieux dans les semaines à venir.

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