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sept 19 2017

JPT Akiyoshidai Road Race – 11e

La Akiyoshidai Road Race, organisée le week-end dernier, était ma première course sous le maillot de ma nouvelle équipe, Tokyo Ventos. L’équipe est relativement jeune et un peu en retrait pour le moment, à l’exception de notre jeune sprinter Omae Kakeru, actuel porteur du maillot de meilleur jeune, puisqu’il pointe à la 8e place du classement individuel et premier espoir, après d’excellents résultats dans la première partie de saison. Mais le parcours de la course du jour, un circuit casse-pattes de 30km qui se terminait par une montée d’environ 1,2km à plus de 10% de moyenne, ne l’avantageait pas vraiment, si l’on y rajoute le fait qu’il est étudiant en médecine et sort d’une longue période d’examens. De mon côté, j’ai eu une bonne préparation pour la seconde fois de l’année (la première – et dernière à l’heure qu’il est – étant celle du mois de février, avant la Tropicale Amissa Bongo), mais je dépasse pour la première fois les 100km en course depuis le mois de juin et les boucles de la Mayenne. Il faut également y ajouter la météo dantesque, à cause de l’influence du typhon n°18 de passage dans la région, ce qui nous a valu d’être amputés d’un tour de circuit (120km contre 150km initialement prévus). Autant dire que je pars plutôt dans l’inconnu.

photo (c) FABtroni+camera

photo (c) FABtroni+camera

Je lis bien la première partie de course et parviens à intégrer la première échappée d’une douzaine de coureurs, très courtisée étant donné que la montée d’arrivée promettait une sélection impitoyable. L’écart, qui reste sous les 20 secondes avant la montée, ne nous permet pas de poursuivre en tête de course après l’ascension, mais au moins d’avoir un coup d’avance au moment clé, lorsque nous sommes repris par la tête de peloton juste après le premier passage sur la ligne. Cela ne manque pas, et comme prévu, les attaques reprennent de plus belle, entre les hommes forts de la course. Je sais bien que c’est le moment clé et qu’il ne faut pas hésiter à bouger, mais seul, je suis obligé de choisir mes coups, et je ne tombe pas sur le bon. Une douzaine de coureurs aborde la partie descendante en tête, avec une composition qui arrange les meilleures équipes. De mon côté, je ne peux rien faire d’autre que d’attendre le prochain changement de scénario.

photo (c) FABtroni+camera

photo (c) FABtroni+camera

3 de mes coéquipiers reviennent de l’arrière et viennent nous donner un coup de main en compagnie d’autres coureurs d’équipes piégées, mais ce sont les équipes de club, pendant que les continentales ont placé leurs pions à l’avant. L’écart monte rapidement jusqu’à 2 minutes. Au deuxième passage de la montée, le leader de la Japan Pro Tour, l’espagnol de Matrix – Powertag Jose Vicente Toribio place une attaque irréelle au plus fort de la pente et parvient à établir la jonction seul avant la descente sur le groupe de tête. Il sera le seul à pouvoir le faire. De mon côté, je ne suis jamais en vraie difficulté, mais je n’ai pas non plus la force pour renverser la course. Au fur et à mesure, notre second peloton qui ne cesse de se disloquer et de se reformer au passage de la montée se réduit à une petite trentaine de coureurs au maximum, pendant qu’on récupère des coureurs distancés par la tête de course. La victoire n’est plus accessible, puisque l’équipe Matrix en supériorité numérique parvient à s’isoler avec 3 de ses coureurs en tête pour réaliser le triplé, mais la lutte pour les places d’honneur reste accessible.

photo (c) FABtroni+camera

photo (c) FABtroni+camera

A l’abord de la dernière montée, il reste 6 coureurs en tête, et nous en reprenons un dans le dernier kilomètre. La montée, en temps normal un peu trop longue pour moi, devient un peu plus à mon avantage dans la mesure où on s’arrête à l’arrivée, et qu’il n’est pas nécessaire de calculer en fonction de la succession de faux-plats montants qui la suivent. Je pioche dans le plus dur de la pente, et les écarts se creusent à la pédale entre les coureurs du peloton. Je me retrouve avec mon ancien coéquipier Florian Hudry à la lutte pour la 11e place. Il ne parvient pas à me décrocher avant les derniers mètres, et, plus rapide que lui, je termine 11e.

photo (c) FABtroni+camera

photo (c) FABtroni+camera – difficile de faire plus flou, mais je suis bien au premier plan

Etant donné la situation, les conditions météo avec lesquelles j’avais beaucoup de mal lorsque je courais en Europe, je considère que je peux être satisfait de ma course. J’ai rempli mon rôle auprès de l’équipe en récoltant des points. Je peux nourrir un petit regret de n’avoir pas su saisir la bonne occasion lorsque l’échappée victorieuse s’est formée au début du second tour, mais je ne peux pas être certain non plus que j’aurais tenu la distance à l’avant, étant donné qu’en dehors des coureurs de Matrix, seuls deux ont survécu jusqu’à la ligne.

J’aurai deux nouvelles courses Japan Pro Tour au menu le week-end prochain, dans la région de Gunma, avec un critérium et la montée du Mont Akagi, l’un des volcans (éteint) les plus proches de Tokyo.

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