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sept 27 2016

Mon nouveau projet : guide à vélo

Après une (longue) pause estivale, sisbos reprend du service ! Depuis une semaine, je suis installé dans l’ouest de Tokyo avec mon amie, dans un superbe appartement traditionnel, avec deux chambres et le monorail à cinquante mètres, au-dessus de la fenêtre. Je vous ai laissés avec l’arrêt du haut-niveau au mois de juillet. Beaucoup se sont moqués de moi, mais c’est pourtant bien vrai, je n’ai presque pas touché au vélo ces deux derniers mois.Seulement, voilà… Je m’y suis remis. Non, il ne s’agit pas d’un come-back ni de rien du tout, car cette reprise était prévue depuis très longtemps. A vrai dire, elle aurait dû avoir lieu un an plus tôt avec la fin de mon aventure en continentale si je n’avais pas été accueilli par mon équipe franco-japonaise à laquelle je tiens beaucoup. Je vais en effet travailler cette année en tant que guide à vélo dans l’entreprise Cycling Japan.

En effet, quoi de mieux que de faire de ma passion un métier ? Je possède un savoir-faire assez unique dans ce pays, avec la maîtrise de plusieurs langues, l’expérience du cyclisme de haut-niveau et du voyage par mes propres moyens. Ce qui ne servirait pas à grand-chose dans une bonne majorité d’entreprises devient un atout rare. Il existe d’innombrables métiers auxquels on ne pense pas forcément. Depuis un certain temps, je cherche à réconcilier le cyclisme de haut-niveau avec le cyclisme de tous les jours, celui qu’il était à l’origine. Ce plaisir doit pouvoir être accessible à tous, et il n’est pas réservé à une élite. Que l’on soit coureur professionnel, voyageur ou sportif du dimanche, une fois sur la machine, si l’on ne roule pas à la même vitesse, on ressent les mêmes sensations, on fait face aux mêmes problèmes. Seulement, lorsqu’on roule pour courir et qu’on pousse son corps vers ses limites, on apprend à savoir ce que signifient ces sensations et on s’éloigne du simple plaisir de rouler pour la quête impossible du corps parfait. Peu à peu, on devient une machine, en d’autres mots.

En ce qui me concerne, je voulais revenir à la base. Je voulais retrouver le sens de ce que je faisais, rouler sur un vélo.

Le cyclisme sur route est un sport d’une poésie indicible. On ne court pas en rectangle comme sur un terrain de foot, on ne fait pas d’aller-retour comme dans un aquarium. C’est un sport qui relie l’homme et son environnement, qui ne ment pas. Face à la nature, on se retrouve face à ce que l’on est véritablement, sans artifice. On progresse d’autant que ce que l’on vaut en tant que corps, pas plus. Avec mes amis de Café du Cycliste, je veux essayer de mettre des mots sur cette poésie trop rarement démontrée. Sur ce point pourtant évident, nous partageons la même vision, et c’est de cette façon que je veux faire du vélo. Et cette aventure commencera pas plus tard que… Demain.

Mon premier travail aura lieu dans le centre-Japon. En 8 jours, nous parcourerons 1000km à travers la péninsule de Noto, les rizières de Takayama, les pentes du mont Norikura, la route la plus élevée de l’île avec 2750m d’altitude, puis le château de Matsumoto, le tour du Mont Fuji, puis l’arrivé au sud de la péninsule d’Izu et de ses calanques. Nous serons trois guides, six voyageurs, et traverserons ainsi le Japon d’un océan à l’autre. Si le coeur vous en dit, je vous emmènerai avec moi !

Afin de vous faire vivre une partie de ces voyages et de ma vie au Japon, j’ai décidé de rédiger au moins un article par semaine, car il y a toujours énormément à dire. Pendant les voyages, j’écrirai autant que possible, et je ferai partager autant de scènes possibles via ce blog et les réseaux sociaux. Quant à ceux qui veulent me suivre, vous trouverez tous les détails du premier voyage en cliquant sur la photo ci-dessous !

2 Commentaires

  1. anthony bisceglia

    Très intéressant de te lire à nouveau et de voir cette belle reconversion ! Tu vie un jolie rêve dont beaucoup aurait aimé je pense le réaliser. Moi également mais manque de c***** lol
    Bon courage et profite en bien !

    1. sisbos

      Salut Anthony,

      Merci beaucoup, je pense qu’on manque tous de c******* jusqu’au jour où on se met un coup de pied au c** et qu’on décide de se sortir les doigts du f***.

      J’étais exactement comme ça quand j’étais coureur et je pense que c’est l’un des principaux problèmes du cyclisme de haut-niveau. D’ailleurs on m’a beaucoup critiqué pour cette trajectoire… Mais je prends tellement mon p*** que je ne regrette rien et je ne peux que te conseiller la même chose.

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