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oct 19 2014

Tour de Nouvelle-Calédonie #4

Quatrième étape : Bourail – Ponérihouen, 108km

Aujourd’hui, la route du tour s’élevait pour la première fois, puisque le pied du difficile col des Roussettes (1ère catégorie) se présentait dès le kilomètre 13. Je connais ce col pour l’avoir emprunté l’année dernière, déjà lors de l’étape 4. Nous suivons ensuite des routes sinueuses et escarpées jusqu’à rejoindre la côte est, avec deux côtes difficiles dans le final : l’arrivée est jugée à Ponérihouen, un gros kilomètre seulement après le sommet de la dernière d’entre elles.

Je suis de toutes les tentatives en début de course, et j’intègre la bonne échappée d’une dizaine de coureurs : nous sommes en position idéale puisqu’aucun coureur n’est dangereux au classement général et que je suis accompagné de Pierre Comet, qui est encore dans le coup. Le col se présente rapidement, et Pierre fait le train, jusqu’à une attaque de Laurent Debaëne qui me permet de constater que je n’ai pas bien récupéré de la veille. Je laisse quelques mètres, qu’aucun des coureurs qui me suivent ne peut boucher. Pierre reprend un gros relais devant à l’occasion d’un replat et n’entend pas mes jérémiades, pendant que nous nous relayons à quatre tant bien que mal. Alors qu’on parvient enfin à recoller, la route s’élève de nouveau aussi raide qu’au pied, et je ne peux plus soutenir le rythme : je m’écarte. Il ne faut pas très longtemps pour que le peloton me reprenne. La minute d’écart que j’étais parvenu à m’octroyer fond comme neige au soleil. Entre temps, un groupe de quatre avec quelques costauds dont Florent Castellarnau parvient à boucher le trou. Je décroche également du peloton qui ne monte pourtant pas vite, et retrouve les roues quelques kilomètres plus loin à la faveur de la descente.

Les suisses s’occupent de la poursuite par intermittence, jusqu’à un grand temps mort. A l’occasion d’un long statut quo, je vais chercher les bidons pour tout le monde, jusqu’à ce que le maillot jaune en personne n’attaque soudainement à la faveur d’une petite remontée. Il désorganise totalement la poursuite : les attaques s’enchaînent pendant une douzaine de kilomètres, jusqu’à ce que Mathieu  me demande d’aller rouler. Je suis rejoint par les équipiers du maillot jaune qui comprend enfin qu’il faut coopérer. L’écart n’est plus que d’une minute au pied de la première des deux côtes. Et quelle côte ! Je tape la tête la première dans ce mur tout droit que mon Garmin mesure à 22%. Mon étape est terminée : je conclus les 25 kilomètres restants en roue libre en prévision du lendemain.

Avec raison : notre leader Thierry Fondère attaque dans la dernière côte et reprend une dizaine de secondes à l’italien Giusseppe Sannino, et s’octroie ainsi le maillot jaune de leader du classement général du Tour de Nouvelle-Calédonie pour la première fois de sa carrière. Nous avons donc du pain sur la planche en prévision du reste du tour… De mon côté, j’ai eu la bonne surprise une fois la ligne franchie de me voir attribuer le maillot Mobilis du fair-play que je porterai donc demain. Je ne connais pas la raison exacte, mais c’est toujours sympathique…

1. GOURET Jean-Mari OPT
2. CASTELLARNAU Florent VCC Mont Dore
3. FONDÈRE Thierry Axial – Entreprise Pierre

X. BOSSIS Tom Axial – Entreprise Pierre

caledo2

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