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oct 18 2014

Tour de Nouvelle-Calédonie #3

Troisième étape : Dumbéa – Dumbéa, 93km

Pour notre retour sur la grande terre, nous avions droit à dix tours d’un circuit de 9 kilomètres autour de la ville de Dumbea, en banlieue éloignée de la capitale. Je connais le circuit pour l’avoir reconnu quelques jours avant le départ et je sais qu’il me convient à la perfection, avec une petite côte puis de longues portions plates. Il s’agit avant tout d’être vigilant en ce qui concerne nos deux principaux atouts au classement général, Mathieu Delarozière et Thierry Fondère.

Le départ est très rapide et c’est Pierre Comet qui est le plus actif chez nous, présent dans quasiment tous les coups dangereux du premier tour. Je sens bien la course et j’insiste dans la deuxième montée : je sors avec un réunionnais et un coéquipier italien du maillot jaune. Après quelques hectomètres, nous voyons revenir un groupe plus conséquent, mais ce n’est pas le peloton. C’est une cassure avec une partie des costauds : mon leader Thierry Fondère est dans le coup, Jean-Denis Armand avec deux coéquipiers, deux suisses, le leader taiwanais Wang, et une ou deux individualités. Le trou est fait.

Les tours 2 et 3 sont extrêmement rapides. Plusieurs équipes sont piégées, comme le VCC Mont Dore du premier maillot jaune Castellarnau, l’OPT, les australiens ou encore le Ouenghi Sports. Par conséquent, un véritable bras de fer se déroule entre nous et les piégés, et je suis à la limite, mais du bon côté. Nous sommes en position favorable, mais en infériorité tout de même face à deux de nos plus gros rivaux. Par conséquent, nous restons discret, et je compte mes coups de pédale. L’écart monte jusqu’à presque deux minutes avant que nous temporisions enfin. Je commets une grossière erreur en oubliant le classement de la montagne que j’aurais pu facilement remporter. Les tours défilent et l’écart diminue légèrement, et je commence à me concentrer sur la victoire d’étape. Il y a plusieurs coureurs très rapides comme le suisse Chiron Keller, l’italien leader des points chauds, ou bien Jean-Denis Armand et le maillot jaune Sannino lui-même. Je me fais oublier dans les deux derniers tours, et je peux assister aux premières loges à la défaillance de Wang après la cloche. Un de moins… Je reste en retrait des attaques et attends le sprint de pied ferme.

Aux six cent mètres Thierry me fait un signe de la main que j’interprète mal : je pense un instant qu’il me dit de profiter d’une ouverture à droite, alors j’attaque. Réalisant immédiatement mon erreur, je me relève et me recale dans le train des italiens. Lorsque le sprint est lancé, une petite erreur de braquet me déstabilise mais je peux corriger le tir vite et déboiter enfin. Nettement moins fort qu’Armand qui lance de l’arrière cependant… Je termine troisième de l’étape, avec une pointe de regrets. Je n’ai pas été assez ambitieux dans le final. J’avais confiance en moi et j’ai voulu éviter les risques mais je ne me suis ainsi pas donné les moyens de rivaliser avec Armand pour la victoire qui m’est supérieur en vitesse pure. Il s’agit tout de même d’une belle consolation de la veille… Qui me reste malgré tout en travers de la gorge. Sans cette chute absurde, je me serais retrouvé porteur du maillot de meilleur jeune et nous aurions été deux hommes de l’équipe HP7 sur le podium du classement général. Enfin… Notre entame de tour reste très bonne ! Demain, premier col au programme, le col des Roussettes, pour une étape piégeuse, une de plus. Le tour commence a se décanter lentement…

1. ARMAND Jean-Denis La Réunion
2. CASTEGNARO Francesco ACLN Dumbéa à 0″
3. BOSSIS Tom Axial – Entreprise Pierre à 0″

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