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oct 17 2014

Tour de Nouvelle-Calédonie #2

Deuxième étape : Hôtel Province des Îles – Xepenehe, 75km

La seconde étape sur Lifou, plus courte que celle de la veille (75km) en raison du depart de l’avion de retour sur la grande terre à midi, à finalement été beaucoup plus rapide, nerveuse et éprouvante que celle de la veille. Des le cinquième kilomètre, 75000 CFP étaient distribués aux deux premiers : le peloton est donc parti sur les chapeaux de roue. Nous nous relayons sans cesse pour suivre les offensives, mais rien ne sort. Nous couvrons 23 kilomètres dans la première demi-heure, sur des routes extrêmement granuleuses. Je parviens à prendre une centaine de mètres avec deux autres coureurs, mais malgré mon forcing, nous sommes revus. Plusieurs kilomètres plus loin, j’intègre à nouveau un groupe de 5-6 costauds qui tient quatre ou cinq kilomètres en tête avant une nouvelle jonction. Mais le coup le plus sérieux se dessine à la faveur d’une portion plus sinueuse : je rejoins Alexis Romeder (la Réunion) en solo, et nous perdons vite le peloton de vue derrière. Après quelques kilomètres, nous recevons le renfort de Christophe Menini (Koniambo Nickel) et Laurent Debaene (Ouenghi Sports Aventures). L’écart monte rapidement. Je suis entamé de mes nombreuses tentatives, mais je tire le groupe vers l’avant. La moto info nous annonce 25 secondes d’avance. C’est de loin le plus gros écart observé depuis le départ, je suis confiant… D’autant plus que je suis le seul coureur de l’échappée placé dans le même temps que leader au classement général : je suis donc virtuel maillot jaune.

Cependant, en trois kilomètres à peine, la situation se renverse totalement. Le peloton, emmené par l’équipe du Betico qui s’est sentie piégée, revient sur nous très rapidement à la faveur du retour des grandes lignes droites. Notre échappée avorte finalement à une trentaine de kilomètres de l’arrivée. Je reprends les roues dans le dernier tiers d’un peloton étiré par les tentatives de contre. Quelques mètres plus loin, un virage sur la gauche surprend les coureurs qui me précèdent qui pilent d’un seul coup : je réagis à la perfection, je freine tellement fort que je me retrouve à éviter les coureurs sur la roue avant. Lorsque je parviens enfin à éviter la chute, un coureur moins alerte me percute de l’arrière. Cette fois, je suis au sol. Je me relève immédiatement, remets la chaîne sur le plateau, ramasse mon second bidon et repars dans les premiers coureurs. Le peloton n’est qu’à une dizaine de secondes, mais approche à toute allure du premier passage sur la ligne d’arrivée. Aucune voiture, aucun coureur ou presque, encore essouflé de mon échappée, je me retrouve très vite sans point de mire : tout est terminé. Je franchis la ligne trois quart d’heure plus tard en compagnie d’un japonais, à plus de dix minutes du peloton sans doute.

Je suis extrêmement déçu du déroulement de la journée. Depuis le début de ce tour, aucun de mes efforts n’est récompensé. L’an dernier déjà, j’étais violemment projeté au sol le troisième jour par le suisse Stefan Küng, et perdais trente minutes le troisième jour de course. Cette année, alors que j’étais encore davantage dans le coup au classement général, c’est dès le second jour que je me retrouve éjecté sur chute. Il faut savoir qu’ici, interdiction formelle est donnée de profiter de l’abri des voitures. À présent, il ne nous reste plus que deux cartes maîtresses au classement général : Mathieu Delarozière et Thierry Fondère. Le principal est tout de même préservé…

1. GOURET Jean-Marie OPT
2. LEFEBVRE Aurélien Betico à 0″
3. LAYZELL Samuel Paradise Investment à 0″

72. BOSSIS Tom Axial – Entreprise Pierre à 14’59 »

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