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oct 12 2014

Premières nouvelles de Calédonie… avec une victoire !

Je suis arrivé mercredi soir à l’aéroport de la Tontouta en Nouvelle-Calédonie, après un voyage de près d’une trentaine d’heures via Lyon, Amsterdam et Tokyo, et avec l’heureuse compagnie de mon coéquipier de trois semaines, le palois Pierre Comet (EC Saint-Étienne Loire). Après une bonne nuit de 14 heures davantage destructrice que réparatrice, j’ai profité des premiers jours pour me recaler correctement aux horaires locales (9 heures de décalage actuellement) et relancer la machine via quelques entraînements. Depuis jeudi soir, nous séjournons à l’hôtel Le Surf au sud de Nouméa, à une vingtaine de mètres de la plage de sable blanc.

Ce dimanche, j’ai pu prendre part, sous le maillot de l’équipe Axial – Entreprise Pierre que je porterai pendant le Tour, à la semi-classique Bouraké – Nassirah, qui comportait deux étapes : un contre-la-montre de 8,7km le matin, puis une course en ligne de 60 kilomètres l’après-midi, avec deux tours de 24 kilomètres en plaine avant l’ascension du difficile col de Nassirah, au sommet duquel était jugée l’arrivée. Au départ, une trentaine de conccurents dont l’équipe Suisse et plusieurs métropolitains déjà arrivés sur la grande terre.

Le contre-la-montre (très) matinal est d’autant plus difficile à appréhender pour moi que je suis le premier à m’élancer quelques minutes seulement après être arrivé sur le lieu de la course. Je gère correctement mon effort pour prendre la 13e place à une quarantaine de secondes de mon coéquipier et leader Thierry Fondère. A trois jours du départ du Tour, bien décidé à faire des efforts pour parfaire la préparation, je n’attends pas longtemps avant de me glisser dans les tentatives d’échappées de l’épreuve en ligne, me doutant que la course risque d’être décousue. Un premier groupe de 6, avec deux suisses ainsi que Pierre à mes côtés, tient la barre pendant un ou deux kilomètres. Au moment de la jonction, je place un contre et emmène avec moi l’un des suisses, ainsi que le calédonien du VCC Mont Dore Florian Bonnerot-Agnel. Un second suisse reste en chasse-patate quelques kilomètres, puis nous creusons irrémédiablement l’écart. Il reste plus de 50 kilomètres de course.

Le rythme est très élevé et le temps me paraît long pendant les deux boucles du circuit de Bouraké sur des routes consatamment en prise. Le suisse que je ne connais pas est très fort sur le plat, et il m’effraie d’avantage que le calédonien qui commence à sauter un relais de temps en temps. Plus les kilomètres passent, plus je peux me permettre de conserver de l’énergie dans mes relais. À la sortie du circuit, on nous annonce une avance d’une minute et quarante secondes.

Lorsque le col se présente, je suis en tête de groupe. En voulant laisser le relai je remarque que le calédonien s’est écarté. Je choisis d’accélérer pour tester mon adversaire suisse. Il me suit, mais avec cinq mètres de retard. Je prolonge l’effort pour tenter de l’affoler davantage et savoir s’il gère son effort ou bien s’il s’accroche. Il perd du terrain d’un seul coup : me voilà seul en tête. Je creuse l’écart. Je me concentre alors sur mon effort : je suis parti très fort et je tente de conserver un rythme élevé, par conséquent, je tourne à plein régime et je suis proche de la ligne rouge. Je me refuse de céder avant le replat qu’on m’avait annoncé, mais il n’arrive jamais. J’aperçois bientôt le maillot de mon leader Thierry Fondère qui revient de l’arrière comme une balle : après sa victoire dans le contre-la-montre matinal, il peut remporter le classement général. Le panneau indiquant le sommet du col à 300 mètres est une délivrance : Thierry, revenu comme une bombe, échoue à une poignée de secondes sur la ligne.

Notre équipe a fait ses preuves à quelques jours du grand départ du Tour sur l’île de Lifou. Nous faisons donc le doublé au classement général dans l’ordre inverse cette fois-ci. Mathieu Delarozière, qui revient d’un brillant Tour de la Réunion, arrive ce soir pour grossir nos rangs alors que nous sommes à la recherche d’un cinquième coureur pour compenser le forfait d’Alexandre Paccalet. Le Tour s’annonce sous les meilleurs hospices !

1 Commentaire

  1. jerem

    Bien content pour toi Tom, du coup je vais le suivre ce tour de Nouvelle Calédonie !

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