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déc 07 2013

#5 3/J Cran-Gevrier

Cette course n’était pas du tout prévue à mon calendrier… Je devais aller à Crest en 2 mais le club a oublié de m’inscrire.
Je me contente donc d’une 3 en Haute-Savoie près d’Annecy. Nous sommes 110 au départ sur un circuit très difficile, avec une double bosse très raide sur une route large vent de face qui donne l’impression de ne jamais avancer ; puis une descente très rapide vent de dos, quoique un peu dangereuse pour qui vire mal dans les quelques ronds-points… Les premiers tours sont des tours de chauffe en ce qui me concerne. Je cours ici pour gagner et rien d’autre et je n’ai pas le droit de me rater. Je sors le nez à la fenêtre pour la première fois pour rejoindre un groupe d’une quinzaine pas très menaçant mais je surveille à la trace Stéphane Brun que je considère comme mon plus gros rival. Malheureusement il est écarté de la course sur chute un peu plus loin… On se fait reprendre, puis ça sort de nouveau au 4e tour dans la bosse, par petits groupes. Je ne m’affole pas et décide de laisser faire. Le peloton ne perd pas beaucoup de terrain à chaque tour.
C’est au 6e des 25 tours que je porte ma première violente attaque, presque du pied de la bosse. Elle est incisive, tranchante, bref j’ai les jambes pour aller chercher la victoire, pour le moment… Je reviens dans un premier temps sur le contre, puis je continue seul pour rentrer sur l’échappé, un bisontin. A ce moment, on nous annonce 20 secondes d’avance sur le contre et une quarantaine sur le peloton.
C’est à partir de là que mes sensations se dégradent. Le coeur monte de moins en moins haut, d’une part à cause de la pluie qui tombe maintenant fortement sur le circuit et que je supporte mal, d’autre part à cause de la grosse semaine d’entrainement dont je n’ai pas encore assez récupéré. C’est certainement ce qui va condamner ma course, mais les objectifs sont ailleurs. Après un tour durant lequel je m’accroche et parviens à tenir la roue du bisontin très fort, au 9e tour je craque dans la bosse et décide d’attendre le groupe de contre. Là le rythme est plus irrégulier et je me suis refait la cerise : ça va un peu mieux. Mais c’est pas terrible quand même.
A 7 tours de l’arrivée un coureur de Rumilly parvient à s’extraire de notre groupe en costaud. Il conservera la 2e place jusqu’à l’arrivée. Nous allons donc jouer pour la 3e place, au sprint ; après quelques pétards mouillés qui n’ont pas fait trop de dégats. C’est un coureur d’Annecy qui lance le sprint très tôt, je réagis immédiatement en me calant dans la roue de Marc Richard le seul autre junior de l’échappée. Richard déboite très tôt et sur la giclette me met tout de suite un mètre. Je refais mon retard centimètre par centimètre, tentant de le passer par l’extérieur mais je perds du temps. Au moment où je déboite à mon tour pour tenter en vain de le passer, un coureur de Chambéry me saute sur la ligne. Je termine donc 3e de mon groupe, pour pas grand chose, et donc 5e au final à 1’25 de l’échappé.
C’est regrettable que les sensations se soient ainsi dégradées car si j’ai eu les jambes pour revenir seul sur l’homme qui gagne, j’aurais dû les avoir aussi pour l’accompagner jusqu’au bout. Mais au final je m’en sors bien car je pense que j’aurais difficilement pu faire mieux.

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