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déc 07 2013

#37 2/3/J Chavannes-sur-Reyssouze

Après 15 jours sans course à s’entraîner seul, je « reprends » par un double week-end en deux, le dimanche pour la 3e fois à Chavannes et le lundi à Pommiers en Forez. Ce week-end sera le dernier sur route de la saison. A Chavannes dans l’ain, j’ai déjà couru deux fois, en cadet : chaque fois les sensations ont été très irrégulières. En cadet 1, j’étais très bien au début, puis quand les choses se sont décantés au bout de 3 ou 4 tours, j’ai en fait découvert que j’étais mal. En cadet 2, je sortais des championnats de france en forme correcte, mais je me suis fait piéger pour échouer 3e en contre sur les talons de l’échappée, où Damien gagnait sa 5e course de la saison, premier tombeur d’Antony Chamerat au sprint. Aujourd’hui, les deux sont de nouveau au départ, tout comme une grosse centaine de coureurs sur les routes escarpées et défoncées de ce petit coin de bresse.
Je pensais être en bonne forme, puisque ce devait être le début de ma période de forme. En fait, c’est un jour sans, je n’en suis pas conscient au début. Ca m’arrive de temps en temps, comme la semaine qui suivit le Tour du Beaujolais en toutes caté à St Clair où je saute du peloton en… 3 ! La sensation que ça roule vite tout le temps, non pas que tu es mal toi, mais que les autres sont plus forts que d’habitude. Mon réflexe dans ce genre de situation est de forcer les choses, c’est à dire de remonter devant et d’attaquer quand même même si je me sens limite, partant de l’idée que si je suis mal c’est que les autres aussi, donc ça peut sortir. En temps normal c’est vrai, mais je n’ai pas le détachement suffisant pour analyser mieux la course que ça.
Puis au 5e tour, après 3 ou 4 kilomètres en contre où j’ai d’ailleurs plus subi qu’autre chose, je me fais reprendre un peu avant l’arrivée et je ne parviens pas à récupérer. Je dois pourtant profiter de la largeur de la route pour remonter car la bosse étroite se profile et je crains le retour de baton. Impossible. Je me bats, je donne tout ce que j’ai dans la bosse et je tiens jusqu’en haut quasiment, je lâche juste une ou deux longueur avant un virage en épingle avant le faux-plat descendant qui suit. Je pensais les récupérer simplement en virant bien mais ce n’est pas le cas, je n’ai que le 14 dents et je ne suis plus dans les roues alors l’écart se creuse un petit peu, suffisamment pour que tout soit fini.
Je ne suis pas le seul dans cette galère. Devant moi le peloton a abandonné ses plus faibles un peu partout, résignés, isolés ; une drôle d’image. En soi cet affront n’a rien de grave et je sais qu’il est certainement temporaire, mais ce n’est jamais agréable à vivre. Je m’efforce quand même de tourner la tête vers le lendemain, en espérant que le déblocage soit assez efficace pour que je puisse cette fois tenir le peloton.
1. Fernandes Mathieu (Creusot Cyclisme) 2
2. Vincent Lucas (VC Ornans) 2
3. Bouillod Anthony (AC Bisontine) 3 à 2″
4. Molinot Clément (VC Dolois) 2
5. Carisey Clément (ES St Martin d’Hères) 2 m.t

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