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déc 07 2013

#33 2/3/J Tour de la Drôme des Collines étape 1

Je porte de nouveau et pour la dernière fois les couleurs du Rhône pour cette dernière course par étapes de la saison, le Tour de la Drôme des Collines, et en l’occurence aujourd’hui, plutôt celle des montagnes… La première étape est une vraie étape de montagne, avec trois cols des contreforts du Vercors et en apéritif, le Col du Tourniol interminable, 15 kilomètres, du pain béni pour Monsieur le meilleur grimpeur français et membre du club organisateur, Pierre Latour… Qu’on n’imagine pas perdre ce week-end, encore moins après sa démonstration à Saint Vallier une semaine auparavant.
Etape 1. Bourg de Péage – Bourg de Péage. 114km
Le départ est extrèmement lent, pour la simple raison qu’on fait face à un vent à décorner les boeufs. Dans ces conditions, la course va prendre une dimension toute autre : La première véritable offensive, après une dizaine de kilomètres, sera la bonne : Un groupe de 8 coureurs se forme dans lequel Sam s’est glissé. Tout cela me convient très bien. Je saute dans les roues de plusieurs coureurs qui veulent rentrer eux aussi : un second groupe se forme derrière le premier. Je n’en fais pas partie, pourquoi : j’ai choisi de me relever pour « protéger Sam ». Avec le recul, c’était une grosse erreur puisque avec ma forme du moment encore loin du top et le profil du parcours, les chances de faire quelque chose à la pédale aujourd’hui étaient très minces. Ces deux groupes ne se retrouveront jamais et les meilleurs éléments d’entre eux iront jusqu’à l’arrivée.
Dans le peloton l’écart grandit dangereusement à 2, 3 puis 4 minutes en ce qui concerne la tête de course. Au pied du Col du Tourniol, l’écart annoncé est de 4’30 pour la tête et 3′ pour le contre.
J’ai pris soin de me replacer dans les 10 premiers pour aborder le col. Le rythme sur les premiers kilomètres est modéré jusqu’à ce que Pierre Latour ne prenne comme d’habitude la suite de Pierre André Anizan et ne commence à réduite l’écart à lui tout seul. Le rythme va croissant comme d’habitude, et il continue à placer de petits à-coups tous les 200m environ. J’adore ça. Petit à petit le peloton perd des éléments, puis plus rapidement, jusqu’à ne former plus qu’un petit groupe de douze coureurs, et jusqu’à mon point de rupture. Je tente de gérer comme je peux, mais déjà les roues s’éloignent fatalement, à encore 7-8km du sommet.
La longueur commence à se faire sentir, je reste habitué des cols du Pilat ou des Monts du Lyonnais qui dépassent rarement 8km. Et petit à petit, j’amorce une longue descente aux enfers qui va m’amener des 10 premières positions aux alentours de la 50e…
Les groupes ou les coureurs isolés me passent les uns après les autres progressivement. Je l’accroche finalement à un groupe à 3km du sommet qui va basculer à 5-6 minutes des premiers : j’ai perdu beaucoup de temps, beaucoup trop pour espérer quelque chose aujourd’hui. Tout de suite dès le début de la descente, je m’échappe avec un coureur de Morteau et j’entame cette fois une grosse remontée…
Au pied de la descente, il me reste 3-4km d’effort avant de recoller au groupe précédent. Le temps de se reposer quelques minutes, et je reprends la tête du groupe dans la seconde partie de descente, la plus longue. C’est au pied qu’on recolle de nouveau à un groupe conséquent, et devant il ne reste plus que le groupe de tête et le reste du peloton.
C’est le pied du second col de la journée, qui va égrener notre groupe encore un peu. Cette fois il est moins long et tout se passe bien pour moi. On rattrape quelques individualités lâchés du peloton ou plutôt de Latour, puis on bascule avant de remonter un autre col, le dernier celui-ci, dont le sommet se trouve à 25 kilomètres de l’arrivée.
La portion de plat finale est le retour de celle initiale : il y a toujours du vent mais il souffle de trois quart dos cette fois. A tel point que même dans notre groupe réduit à une quinzaine, ça roule en file indienne et des bordures se forment ! Ca commence à s’attaquer et deux coureurs s’isolent tour à tour. J’attends le bon moment pour en faire de même.
Seul Raphael Lorain, mon collèque du Pole espoir, fait l’effort de prendre ma roue. On s’organise pour repousser le groupe à suffisamment de distance. Dans le final, un coureur de Morteau parvient quand même à revenir seul sur nous ! Mais trop tard, il est incapable de nous battre au sprint, que je lance de loin. Raphael lui parvient à me passer quand même. Je termine donc anecdotiquement 40e de l’étape, mais je me suis fait plaisir dans les descentes, dans certains shémas tactiques intéressants, et sur le fond l’étape du jour n’aura pas été totalement vaine de ce côté là : une belle expérience.
Devant Sam craquera dans le col du Tourniol de l’échappée lui aussi. Il s’en est voulu. Il devra se contenter d’une place dans les quinze loin de la gagne de Pierre Almeida, qui a fait toute l’étape échappé et du retour canon de Pierre Latour à 14 secondes seulement du vainqueur. La course reste donc encore très ouverte et sera très disputée demain, entre le contre-la-montre matinal et la course des collines l’après-midi.

1. Almeida Pierre (VC Ambert) 2
2. Fritsch Nicolas (UC Voiron) 2
3. Garcera Nicolas (AVC Aix-en-Provence) 2
4. Latour Pierre (VS Romanais Péageois) J à 18″
5. Rousset Francis (VS Romanais Péageois) 2 à 39″

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