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déc 07 2013

#20 1/2/3/J Foissiat

Oublié des commissaires, mais je termine bien 27e et 2e du peloton.

Après avoir gagné la veille, c’est parti pour une manche du Challenge Groupama en première. 130 kilomètres sur un circuit quasi plat de 9km. Aucun objectif au départ si ce n’est de travailler et de terminer le plus détruit possible…
Pour ce faire, rien de mieux que de prendre la première échappée sérieuse : 3 vaudais, Peters, Lebas, Rocchi, Janin et Barguil. Pardon ! L’écart monte vite au-dessus des trente secondes, jusqu’à presque une minute ; le problème, c’est que sur 13 tours, il en reste 11. Barguil se promène. Après deux tours et demi on est revus d’abord par Xavier Brun en solo (impressionnant !) puis par le reste du peloton, tout est donc à refaire avec une paire de crampes en plus.
Un peu moins bien et surtout sans l’envie de me lancer de nouveau dans une échappée de maso. Je reste derrière, parfois plutôt bien, parfois vraiment limite, jusqu’à ce que ça aille mieux. Pour cause, dans le peloton on est à peine trente ! Un regard au loin : c’est entrain de sortir un par un, sans aucune réaction. Allez comprendre. Je n’ai pas encore la force ni l’envie d’y aller, alors je parie sur un regroupement au moins partiel. J’ai déjà donné. C’est bien ce qui se passera petit à petit, à force de vouloir sortir comme les autres les retardataires relancent la machine, et on finit par reprendre une quarantaine d’hommes, dont un peloton d’au moins 20 ou 25. Je m’applique maintenant à gérer mon final, histoire de s’entraîner.
Comme d’habitude, l’instinct prend le dessus et lorsque Raphael Rocchi attaque au kilomètre c’est encore moi qui y vais. Je le laisse rouler tant qu’il a l’air d’en avoir envie. Ca peut le faire. Lorsqu’il faiblit je passe au train et commence un contre-la-montre de 500 mètres. Je me retourne une fois, pour voir que d’autres m’ont imité avec un temps de retard, mais surtout que c’est jouable. Un seul coureur me double quelques mètres avant la ligne. Je termine donc 27e, j’ai fait du bon boulot.
J’aurais pu (dû ?) plutôt faire la course en essayant de bien la sentir, de viser une place. J’avais largement une place dans un groupe devant, peut-être pour une place moins ridicule. Mais j’ai fait mes bornes, pris mon pied. A suivre.

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