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déc 07 2013

#13 1.14 Tour du Pays d’Olliergues étapes 2, 3

Etape 2
Vertolaye – St Pierre la Bourlhonne, 30,8km
Le dimanche matin les jambes sont lourdes mais le réveil musculaire sera violent… Le départ est en côte, pour une courte étape de 30km. Mais quelle étape ! Deux cols de 1re catégorie entrecoupés d’une descente, simplement.
Je choisis de camper tôt sur la ligne de départ afin d’avoir une place avantageuse quand ça partira. La course me donne raison puisque Antony Chamerat attaque dès le lever du drapeau, et que le maillot jaune Faussurier réagit lui-même. Le ton est donné. Je gère mon effort et choisis de rétrograder un peu dans un premier temps, pour remonter ensuite, quand ça se calme. Les jambes semblent de nouveau présentes. Totalement compact, le peloton monte au train lorsque Todescini attaque poursuivi par Emilio Corbex. Je me concentre sur l’économie, tout en restant en tête de course pour ne pas perdre le fil. Le peu d’attaques n’est jamais vraiment pris au sérieux et Legros s’en va ensuite accompagné de Wadim Deslandes en contre. On bascule définitivement dans la descente à plus d’une minute des hommes de tête, toujours très compacts.
Après un temps en 30-40e position je remonte, afin de profiter d’un élément duquel je peux tirer avantage : la descente. Lorsque j’aperçois Joshua remonter, je me place tout de suite dans sa roue et après deux trois virages rapides, ça remonte un peu, je place une attaque franche. Derrière rideau, ou presque : Romain revient sur moi, et on s’organise. Arriver au pied avec une petite marge ne serait pas du luxe. Seulement on ne laisse pas partir le maillot jaune comme ça et après une dizaine de virages on est repris, puis contrés. Un petit groupe avec Arthur Ferragne ou Stéphane Brun parvient à entamer les 4 derniers kilomètres de montée avec une légère avance, vite réduite à néant par Latour. Je commence la montée environ en 30e position. L’écrémage sera rapide, et au bout d’un kilomètre la cassure se fait devant moi. Pas plus de 3 ou 4 mètres, mais assez pour avoir à batailler pour recoller. Un seul coup d’oeil derrière pour constater que c’est la débandade. On ne monte pas très vite, mais il faut dire que c’est raide. Je gère mon effort au seuil sans le dépasser, dans la roue de Quentin Charles. A mi-pente environ, on recolle aux roues du restant du peloton. Ca attaque et ça s’étire de nouveau : l’écart commence à se creuser cette fois, 5 puis 10 secondes. Quentin Charles emmène le groupe pendant presque un kilomètre, un coureur le relaye jusqu’à la flamme rouge et je m’y colle ensuite avec ce qu’il me reste. On s’en va à 3 ou 4, avalant au passage quelques coureurs comme Yssaad ou Richard. Aux 200m, je place mon accélération pour aller chercher les secondes. Je passe la ligne 35e à une petite minute des premiers du peloton derrière l’échappée qui a résisté : quand on sait à quel point je galère dans les cols en temps normal c’est une performance plus que correcte ! Je recule 28e au général mais peux aspirer à rentrer dans les 20 à l’issue du chrono de l’après-midi.
3e étape
Marat – St Pierre la Bourlhonne CLM, 18km
Le chrono reprend la descente du matin, mais en montée. On a donc le même dénivelé que la dernière ascension, mais étalé sur 18km. Un parcours qui peut me convenir, mais les écarts seront très conséquents, la gestion sera primordiale. Il faudra se déchirer, sans jamais se mettre dans le rouge.
Mon départ n’est pas très rapide. Je laisse le coeur monter à son rythme, puis une fois que j’y suis, je m’applique surtout sur les relances aux basculements. Le fait de ne pas avoir précisément repéré le parcours est un handicap de taille puisqu’il se constitue d’une série de montées de 500m à 1km, toujours entrecoupées d’une descente ou d’un replat, jamais plus longues. Il faut donc toujours rester concentré avec un temps d’avance. Je suis satisfait de ma première partie de parcours. A Saint Pierre la Bourlhonne, Joshua parti une minute derrière moi me rattrappe, puis me double. Rien d’étonnant à cela, ni d’inquiétant. On se retrouve ensuite bloqués derrière un tracteur à 25 à l’heure. En montée ce n’est pas forcément désavantageux, mais quand ça bascule, je me retrouve coincé ! Je perds une dizaine de secondes. Ce petit temps de récupération, je l’exploite dès le pied des dernières rampes. Je pars un peu au-dessus du seuil en essayant de tenir le rythme sur les 3 kilomètres qu’il reste. Je craque lorsque j’aperçois le panneau du kilomètre. Un petit temps de récupération, puis je donne tout dans les 500 derniers mètres. Mon temps sera finalement de 33’38 : c’est le 35e, de nouveau. Mais cette régularité me permet de remonter à la 24e place du général final, et de rentrer dans les 10 premiers J1 sur une épreuve montagneuse. De quoi être satisfait ! Même si je suis toujours loin de mes objectifs. Heureusement, ils sont ailleurs. Patience.

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