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déc 05 2013

#31 La Talaudière

Sentiment étrange de courir par là où je passe presque tous les jours de la semaine… C’est la « course du pôle » (et ça s’est vu, puisque on fait 1, 2, 3, 5).

Le déroulement fut limpide, tant l’écart était grand entre les 5 meilleurs du jour et les autres, le peloton. Tout s’est fait naturellement dans la bosse du 3e tour, ou à la pédale sortent les 3 plus costauds : Jérémy Lachanelle, Romain Faussurier et Thomas Lassaigne. De mon côté il fallut forcer un peu le destin puisque par inadvertance j’avais loupé le coche, mais il suffit de faire monter un peu plus le cardio pour recoller quelques mètres plus loin. Sur la route, on reprend Gauthier Heraud, intrus du jour, pour formée une échappée solidaire jusqu’à l’arrivée une bonne heure plus tard.
Derrière c’est rideau, mais devant aussi : tout le monde sait que ça se jouera dans le dernier tour. Résultat, ça ne roule pas, les relais passent en roue libre… On s’ennuierait presque, si les polistes n’étaient pas là pour faire l’animation. Tant et si bien qu’on ne voit pas le temps passer jusqu’à ce que la cloche sonne la fin de la sieste…
Si les 14 premiers tours passent sans grand sentiment en ce qui nous concerne, le dernier sera d’autant plus tendu qu’on ne roule quasiment plus. Pour ma part je suis confiant (certainement un peu trop…) et j’ai envie de défier les polistes au sprint, puisqu’intrinsèquement je suis sensé être le plus rapide. Thomas tente une sortie au kilomètre mais Jérémy n’est pas du genre à faire ce genre de cadeau. A ce moment je sais maintenant que je loupe ma meilleure occasion de gagner. Quand on se lance dans la ligne droite finale, Jérémhy craque et lance le sprint de très loin. C’eût été de trop loin si Romain avait réagi tout de suite mais l’accélération produit son effet de surprise. Romain rentre au prix d’un gros effort alors qu’il m’emmène sur un fauteuil. A ce moment dans ma tête il ne reste plus qu’à déborder… Mais j’ai la mauvaise idée de passer à droite alors que la route tourne légèrement a gauche, en même temps que Romain déborde Jérémy. Résultat, je me retrouve de l’autre côté de la route, incapable d’en remettre une quand je reviens dans la roue. Pas faute d’avoir tenté. Encore un podium non transformé, toujours derrière les deux costauds du moment, pour qui ça se joue à moins d’une roue.

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