«

»

déc 05 2013

#29 Annecy

Pas de petit détour par les Aravis ni par la Colombière… Certes deux épeingles bien fermées mais qui n’ont rien de l’Alpe d’Huez. Puisque sur le kilomètre et demi bien tassé du parcours il n’y a rien d’autre que deux épeingles, un dos d’âne et une ligne d’arrivée. Moi, j’aime bien.
Ca ne durera pas longtemps…
Plusieurs coureurs isolés tentent de sortir, et ça ne revient pas si facilement que ça. Je fais l’erreur (mais de toute façon inévitable) d’aller chercher systématiquement à partir d’un certaint point, qui deviendra point de non retour lorsque Simon Favre place un contre que je ne vais pas chercher. Je n’y vais pas : personne n’y va (c’est presque synonyme) et c’est parti pour une chasse d’une dizaine de tours. Je regrette de n’être pas allé chercher une fois de plus, la douleur aurait été plus brève, mais bon, c’est sans solution. Au bout d’une quinzaine de tours je comprends que je ne gagnerai pas aujourd’hui. Quand enfin on revient sur lui après un démarrage violent de Paccalet, je ne veux surtout pas qu’un contre parte tout de suite, rien que pour l’honneur et contre tous ceux qui n’ont pas roulé et qui vont s’en donner à coeur joie maintenant. Ca ne loupe pas : Moine, Tona qu’on n’a pas vu une fois depuis le départ sortent tous leur bout du nez en même temps. Cette fois, personne ne sortira sans moi. Je me fais mal deux, trois fois pour recoller les morceaux. Puis à un moment je sature, fais signe que je me relève. Tout de suite Paccalet qui n’avait pas quitté ma roue et Marc Richard remontent et attaque. Derrière, tout le monde me regarde. Bande d’idiots, quand même. Qu’ils ne croient pas que je vais ramener tout le monde tout le temps… Manoeuvre désespérée quand je remonte et tente de faire tout sauter, je sors un temps avec Florian Moine mais on ne rentre pas et le peloton nous reprend. La course est pliée et les deux fuyards prennent vite 30 secondes d’avance.
La moyenne jusqu’alors à 40 tombe à un peu moins de 39. Je reste tantôt complètement derrière, tantôt à essayer de sortir très fort. Je ne ferai jamais plus d’un tour seul devant. Souvent je me fais contrer. Le peloton a du mal à comprendre que ce n’est pas moi qui irai boucher les trous maintenant. Dans les 5 derniers tours je n’ai plus qu’à me concentrer sur mon sprint. Un annécien sort à deux ou trois tours du but, seul, pour la 3e place mais il se fera reprendre, sans bien que je sache quand ni comment. 500 derniers mètres, je suis en 5 ou 6e position à droite. Ca roule vite mais je lance le sprint très fort à 400m complètement sur la droite de la route, pour passer l’épeingle des 200m en tête. Je produis mon effort et je vois tout de suite que personne ne m’a suivi à droite. Je fais un virage suicidaire, mais qui passe de justesse et relance violemment à la sortie. J’entends une explosion (le pneu de Paul) et une chute (quelques coureurs, mais sans gravité). A 100m je me retourne et constate que Florian Moine, le plus proche derrière, est à au moins 10 ou 15 mètres. J’aurais du continuer, mais je stoppe mon effort dans les 100 derniers mètres, assurer de terminer 3e, encore.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser les balises HTML suivantes : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>