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déc 05 2013

#2 Saint Romain de Popey

Anizan contre les autres
Etrange, de prendre le départ d’une course en tant que tenant du titre… Je sais qu’aujourd’hui gagner sera quasi impossible mais c’est la première occasion de se placer au niveau rhône alpes, car au départ il ne manquait que notre champion de france de cyclo-cross et peut-êre Nans Peters… Le podium serait déjà un bon signe pour la suite de la saison. Tout le monde au départ a à peu près le même entraînement dans les jambes. J’aimerais bien pourvoir compter sur un éventuel sprint mais mes problèmes de manette me ferment un peu cette option. Il ne faudra donc pas bouger des premières positions et ne laisser personne de dangereux partir. De toute façon au vu du profil l’écrémage arrangera certainement vite les choses.

Soixante partants, dossard 39. Un tararien fait le départ mais ça n’est pas vraiment une surprise… Pas le feu pour remonter de mon côté, je me replace devant au pied de la première bosse. Mathieu Giraud a la minute. Ca ne roule pas fort, mais on lui reprend du temps. Cette situation a l’avantage de calmer les ardeurs offensives de tout le monde. En haut le peloton est encore quasi complet. Les hommes forts, on les connait déjà. Romain s’amuse déjà a attaquer dans la descente. Il y a toujours des gens pour ramener… Je monte la première bosse à bloc. Derrière, ça grince des dents et ca s’étire, mais le groupe est encore très conséquent. La seconde s’enchaine vite, et là ça écrème plus, en haut on est plus qu’une quinzaine. Mais tous les costauds font partie du groupe. Moi, je suis facile jusqu’ici. Au 3e tour, c’est Quentin Driot qui monte le premier taquet a fond. Tout le monde est a bloc. Ca bascule, je le relaie. Un seul gars a la force pour en remettre une. Pierre André laisse tout le monde sur place, et en une minute il disparaît de notre champ de vision. La course est pliée. Il fait exploser tout ce qui restait du paquet : Je suis dans un premier temps avec Rolland et Driot, puis je pète un peu et Cédric Depardon me remplace ; puis en haut je reviens. Lachanelle, Faussurier, Gsell et Giroud sont les seuls a rentrer pour le moment. Guerric fait parfaitement son boulot d’équipier et Pierre André prend le large. En un tour il nous a mis 40 secondes. Pourtant, on fait notre possible pour perdre le moins de temps. La moyenne est déjà à 36. Le 4e tour se passe à 8, sans réelle organisation à cause de Guerric et de certains qui ne relaient pas vraiment souvent. Driot a la bonne initiative de tout faire péter a nouveau dans la bosse d’arrivée. Ayant mal anticipé, je menais le groupe au moment de son attaque et me laisse surprendre. Cédric qui était dans sa roue, y va tout de suite. Rolland y va un peu ensuite et j’y vais à mon tour aussi. Je me rassis vite. Cédric et les deux stéphanois montent toute la bosse 20m devant moi, et Guerric, Romain et Rémi autant derrière. Jérémy pète complètement. Je donne tout pour rentrer sur eux à la fin de la bosse. Le groupe de 8 s’est donc divisé en deux et Guerric piégé dans la seconde partie, on roule cette fois beaucoup mieux. Au tour suivant, on ne reprend toutefois à Pierre André que dix petites secondes… Il est évident que Driot en garde et joue déjà la 2e place alors que je pensais encore un retour possible. Le niveau me parait homogène. Je roule beaucoup et fort pour essayer de boucher le trou petit à petit mais c’est inutile. L’arrivée approche et il faut commencer à se poser des questions sur la stratégie. Je ne peux pas miser sur un sprint sans connaitre la force exacte de mes adversaires. C’est pourquoi, à la cloche au milieu de la bosse, j’attaque. Cette tactique porte pour le moment ses fruits, et j’ai une dizaine de secondes d’avance au sommet. J’embraye du mieux dans la descente. Au bout d’un gros kilomètre, je vois deux ombres jaunes et rouges gratter petit à petit un peu de temps. Cédric ayant sauté, les deux stéphanois roulent sans en garder. Presque revenus dans ma roue, je me relève et les attend peu avant de début des deux dernières ascensions. Je reste à gauche de la route et surveille les attaques : si un des deux tente de partir il faut que je sois immédiatement dans la roue sinon c’est perdu. Je me sens bien, plus fort qu’eux mais ma manette me rend un peu anxieux quant au sprint. Je réfléchis à mon braquet, puisque je ne pourrai pas en changer. Rien ne bouge dans la première bosse, je me cale à droite de la route dans le dernier kilomètre. Derrière Cédric est tout près et j’ai peur qu’il ne lance le sprint de derrière. A 200m je pars, estimant que l’aspiration ne jouait pas et que c’était ce qu’il y avait de mieux quant à mon handicap. Mains en haut du guidon, au cas où il faille se rassoir pour remettre ou enlever une dent. Driot résiste un instant a ma hauteur. Je repense a la semaine dernière et j’en remets une pour ne pas reproduire le même scénario. Cette fois, c’est moi qui prends le meilleur sur lui. Je règle donc mon groupe pour la place de 2, 35 de moyenne de mon côté. Premier en 2009, 2e en 2010, ça c’est une course qui me réussit bien ! Ca commence quand même à faire beaucoup de deuxièmes places… Dimanche prochain c’est Aubenas. Si tout se passe bien, ma manette sera réparée et je pourrai enfin compter sur une arrivée groupée. La gagne, je n’y pense presque plus, puisque c’est un circuit pour Pierre André à nouveau…

1. Pierre André Anizan
2. Tom Bossis à 30″
3. Quentin Driot à 30″
4. Loic Rolland à 30″
5. Cédric Depardon à 50″

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