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déc 05 2013

#2 3/J Saint Romain de Popey

Quatrième participation déjà à cette course qui a ouvert ma saison en cadet les deux dernières années, chaque fois avec une belle réussite (Vainqueur en cadet 1 pour la première fois et second en cadet 2 l’an passé). Je ne l’ai jamais ratée et c’est une valeur sure en ce qui me concerne…
Du monde au départ, mais beaucoup moins que les autres années. 120 partants environ « seulement » contre les 180 habituels. Alors que l’an passé le premier junior (Aurélien Lapalus, 5e) était membre de l’équipe de france cette année la grille de départ est beaucoup plus ouverte, ce qui ouvre des perspectives à pas mal de monde. Pour autant, le scénario est le même : le premier groupe conséquent qui sort va au bout, et ensuite les retardataires forment d’autres groupes, qui ne rentreront jamais.
Je suis pleinement conscient que cette fois il faudra me freiner pour ne pas en faire trop, et donc à contre coeur pendant les 4 premiers tours, je vais rester relativement au chaud dans le paquet, sans trop savoir ce qui se passe devant. Je crois qu’il y a un groupe mais je n’en suis même pas sur. Je ne craquerai pas avant la limite que je m’étais imposée : trois tours de circuit au chaud… Mais pas non plus après puisque j’attaque juste avant la ligne d’arrivée au milieu de la bosse. Avec le recul, c’est une attaque nulle : pas très violente, il y avait un petit groupe avec Pierre André de sorti, devant une échappée avec une avance d’une trentaine de secondes… Pourtant cette attaque suffira pour que je ne retrouve pas le peloton de la course.
Je dépasse donc le groupe de Pierre André et reviens sur l’échappée rapidement : les jambes sont là et ça me rappelle beaucoup de souvenirs ! Du petit groupe de contre, seul Thomasson l’auvergnat est resté dans ma roue et en a profité pour intégrer l’échappée. On se retrouve à 8 coureurs : Quentin Charles de la Pomme, Mickael Brun de Pélussin & Arthur Ferragne de Romans et camarade poliste pour les juniors ; un coureur de Salons de Provence, Mathieu Lavaux un ancien du club maintenant au Péage de Roussillon et Nicolas Durin, vététiste du CVAC. Nous sommes au début du 4e tour, il en reste donc 12 à couvrir soit les trois quarts de la course… A ce moment au fond de moi, je crois encore m’être lancé dans un long raid inutile comme je le fais sur quasiment toutes mes courses. Mais maintenant qu’on y est, plus de marche arrière possible. Les relais commencent donc à tourner & on n’aperçoit bientôt plus personne derrière. Au bout d’un ou deux tours, le premier à nous lacher sera malheureusement Arthur. Je roule beaucoup, surtout dans la partie montante, car je me sens à l’aise et que je ne peux pas m’en empêcher. Mon travail arrange d’ailleurs bien les 3e catés qui ne passent pas beaucoup, tandis que les juniors eux se donnent bien et sans arrière pensée… Pour le moment. Lorsqu’il commence à comprendre la situation, Quentin Charles choisit dans un premier temps de s’unir avec moi pour essayer de rouler encore plus, histoire de faire sauter ceux qui ne roulent plus ; puis quand on comprend que c’est inutile, lui choisit plutôt de faire comme les autres, ce qui ne lui va pas plus mal au final. Chaque tour on reprend environ 5 secondes au contre qu’on nous annonce, mais dont on ne connaît absolument pas la composition ; tandis que le peloton semble maintenant en dehors de nos préoccupations, puisqu’il perd constamment du temps alors qu’on ne roule pas beaucoup. Arrivé un certain temps, je commence à en avoir marre de me dévouer pour les autres alors je les engueule un coup, personne ne bronche, sauf Mickael Brun qui vient prendre le relais… Ce n’était pas vraiment la réaction escomptée. Ca m’énerve, alors j’attaque. je me doute que c’est d’une utilité limitée puisque bien sur dans pareil cas, plus rien ne les freine derrière ; et qu’evidemment dans cette situation les « crampes » ou autres « tendinites » que certains invoquaient s’effacent comme par magie. Au moins, j’ai pu voir un peu la répartition des forces : je suis bien sans surprise, mais Quentin Charles aussi, il revient seul sur moi après un petit temps. Mickael paie son effort précédent mais tient le choc alors que les autres ne peuvent pas revenir immédiatement. Et puis, tout rentre dans l’ordre jusqu’à ce qu’on nous annonce que le contre est revenu à trente secondes. D’un coup, les relais tombent de nouveau et encore une fois, les petites douleurs s’effacent chez tout le monde et personne cette fois ne bronche. Grâce à cette remobilisation forcée, on s’assure un matelas confortable pour l’arrivée. Il va donc maintenant falloir se demander comment appréhender le sprint (une autre issue ne me venait pas à l’esprit et pourtant avec le recul, une bonne mine dans la bosse n’aurait peut être pas été la pire alternative…).
Vent pleine face sur l’arrivée. Confiant de mes forces mais surtout piégé par les autres une nouvelle fois, je me retrouve à mener aux 500m. Plus d’autre solution que d’espérer que les jambes répondront quand je les solliciterai, et il me faut donc lancer le sprint au bon moment. Go. A peine le sprint lancé que je prends des crampes ce qui en général m’arrive rarement. C’est dommage, le sprint devant pouvait être à ma portée mais je décroche tout de même la 3e place, malgré les crampes sans trop comprendre par quel miracle, dont je me satisfais pleinement.

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