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déc 05 2013

#1 Interclub Mornant

Duel à mort

7 Mars 2010, 12h15, Zone industrielle intercommunale des Platières. C’est ici et maintenant le point de départ de ma saison cadet 2. La veille, les tests de détection départementaux réunissaient à Ternay les meilleurs éléments du comité du Rhône, dont Thibaud et moi. Le matin, Le test de Ruffier-Dickson s’avère être une catastrophe mais ça n’était pas vraiment une surprise. Je me rattrappe largement aux tests de souplesse où je termine 2e, aux départs arrêtés que je remporte malgré ma manette cassée ainsi que le test de Luc Léger. L’après midi, 75 bornes avec le repérage du parcours des championnats 2011 autour d’Echalas, et et quelques bosses pour me tester mais rien de vraiment exceptionnel. J’arrive donc à Mornant, au point de départ de la saison 2010 pas très confiant, et avec un problème au niveau de ma manette de dérailleur avant qui va changer la face de la course…

Au départ, 10 cadets et 5 minimes, venus des clubs de Pierre Bénite (nous), Saint Martin en Haut et Francheville. 6 tours neutralisés font office d’échauffement. Tout de suite Jérémy Lachanelle attaque, je suis surpris mais suis assez frais pour ramener tout le monde. derrière c’est déjà en file indienne. Avec le 2e tour viendra une nouvelle attaque de Jérémy, qui a pour conséquence de former les premiers groupes : devant nous sommes 5, avec Jérémy, Guinand Thibaud et un 3e larron de Saint Martin, puis bientôt 2 suite à nos attaques à répétition. C’est parti pour un duel de 20km entre Jérémy et moi, on fait chacun notre part de boulot et aucun retour de l’arrière n’est plus possible. Le petit kilomètre 500 du circuit nous fait tourner la tête, et nous prenons un tour à tous les autres conccurents jusqu’à Thibaud qui joue la place de 3, et Elouan qui gagne facilement en minime. Jérémy choisit l’attaque comme stratégie, moi le contre, jamais l’un d’entre nous ne parviendra a décrocher l’autre de sa roue. Nous sommes de force strictement égale. Je tente de courrir au bluff et faire croire que je suis mal, mais ça ne sert pas à grand chose. Le compte tour défile vite, et à 3 ou 4 tours de l’arrivée on commence à se regarder pour finalement finir la course côte à côte. Thibaud et son adversaire de Saint Martin sont aussi dans leur duel à eux, parfois dans nos roues, parfois un peu devant ou derrière.
3 tours pour réfléchir à ma tactique du sprint. Je sens Jérémy un poil plus costaud que moi, mais moi plus fort sur l’accélération. Il y a un fort vent de face dans la bosse. Il faut donc que j’attende qu’il lance le sprint et que je réagisse le plus vite possible.
C‘est exactement ce qui va se passer. Au pie de la bosse il lance son sprint et je réagis instantanément. A 200m, en plein dans la bosse, nous sommes côte à côte. Il emmène un peu plus gros que moi. 100m environ. La bascule. Ici, je sais que j’ai déjà perdu. Ma manette coincée j’aimerais bien remettre une dent, mais je ne peux pas. Je finis le sprint en dette d’oxygène à 150 tours/minute. Jérémy gratte centimètre par centimètre et termine avec une demi-roue d’avance.
Fatalité ? Je sais pas… Mais ça commence à faire beaucoup de défaites…
La question n’est pas, est-ce que j’aurais gagné sans ce problème mécanique, puisque j’ai perdu… La question, c’est comment se relever ?
De toute façon, cette défaite ne peut que m’enlever la pression. Je connais ma marge de progression, je sais que cette course n’a pas d’importance. Mais une défaite reste une défaite.

Samedi 14 mars, Saint Romain de Popey. Aux bons vieux souvenirs, je défendrai mon titre, mais la victoire ne me semble pas accessible. Je donnerai tout ce que j’ai, et on verra bien ce que ça donnera…

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