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déc 04 2013

#6 Interrégion Carces

Départ le samedi matin pour Chasse s/ Rhône. Un peu de stress, hâte d’y être aussi. On embarque, direction Carces après plus de 4h de route. Ca discute des souvenirs des années minimes, des courses, des coureurs. Le stress s’en va vite et le groupe se forme vite avec Valentin, Benoit, Romain et Amandin. Super ambiance tout au long des 2 jours. On fait 30 bornes tranquille le samedi, deux tours de circuit. Il pue. On fera avec. Et encore pour le moment il fait beau… Istallation dans la chambre avec Amandin.
Le temps passe lentement pendant l’aprem, on regarde les supers magazines « Femina » et « Picsou » chaleureusement mis à la disposition des clients, on va zoner dans Carces mais on en fait vite le tour, on regarde les voitures passer… Le soir, on a droit à nos 40g de pâtes, super ! Le groupe est vraiment soudé et l’ambiance excellente, on ressort le soir, on découvre les motos de Carces, ses fruits, ses racailles… D’ailleurs on me dit dans l’oreillette que les oreilles de quelqu’un doivent un peu siffler ?? (lol)
La chasse d’eau nous a fait chier toute la nuit mais on a quand même bien dormi
Le landemain matin, il ne pleut pas encore mais le ciel est cette fois bien menaçant… On va faire 15km, hereusement que je suis remonté chercher une veste. Il pleut des cordes, on est trempé. Le cuissard est flingué, les chaussures, les jambières… Bref l’aprem il pleut encore plus et on a pas trop envie de sortir de la voiture…
On est les premiers à passer à la présentation des équipes, le speaker était trop fort ! Il connaissait même Romain ça veut tout dire (lol) et Amandin a droit a son interview…

On se cale au départ, 3e ligne, pas mal… Les mecs de devant n’ont plus que des épeingles sur les poches, y’a des bouts de dossards qui volent, c’est du grand n’importe quoi.
Direct je me replace devant en sautant entre les vagues. Je suis carrément en première ligne, de toute façon ça avance pas… On tourne à droite sur une route pourrie et 4 gars de la loire se mettent devant, Avenel part et ils bloquent plus ou moins… De toute façon tout le monde avait compris que ce n’était pas sérieux et il ne fera que 3km devant. Et là, paf, je déraille d’un coup, pas compris ! Tout le monde me passe, je vois Valentin qui me regarde d’un air dépité, ça commence mal… Miracle, la chaîne finit par remonter. Je me replace tout de suite. Virage à droite, on retrouve la nationale, ça relance d’autant plus fort que je suis derrière. Ca fait mal, je suis dans le vent. Par chance ça ralentit un peu et je remonte sans trop de problèmes. Je vois Quentin Charles attaquer, prenant en chasse quelqu’un des Bouches du Rhône. Course d’équipe oblige, je me mets a bloc et ne pense à rien d’autre que de revenir sur lui. Amandin relaye tout de suite et ça passe bien. Un troisième coureur roule avec nous et Quentin Charles est revu un peu avant la bosse. J’en ai fait beaucoup, je suis fatigué, c’est dur de récupérer quand l’effort est toujours intense. Pas le choix pourtant, la bosse arrive. Je me cale à gauche et bloque la file. Dans les 500 derniers mètres, je repasse devant, je suis dans les 10 premiers, ça monte à bloc, je reste devant en haut avec un peu de mal mais j’y suis. Derrière il y a quelques petites cassures. On a de la buée partout sur les lunettes. 46*14 dans la descente, moulinette à fond. Surtout ne pas laisser de trou. Logique, personne ne roule, tout rentre. On est 80… Un peu plus loin, un gars de la loire pose une mine. Je crois que Turel y va tout de suite. Peters joue le chien de garde et saute sur l’occasoin. Un gars de l’ain réagit un peu en retard et ne rebouchera pas le trou. C’est déjà plus sérieux. J’en ai déjà beaucoup donné tout à l’heure, et l’isère casse le rythme. Ca se regarde. Le gars de l’ain ne tiendra pas longtemps en chasse-patate, ça roule par intermittence. Le gars de la loire ne supportera pas la cadence infernale de Peters et explose dans un faux-plat. Malgré les attaques incessantes, Peters ne sera revu qu’en haut de la seconde bosse. Deuxième épreuve de placement. Ca frotte beaucoup. Même tactique : file de gauche. Le virage du pont se passe à merveille, je gratte des places en passant à l’extérieur. encore dans les 10 premiers. Amandin passe 4e ; il y avait des points pour les trois premiers… Même scénario, ça se regarde. Toujours compact en bas de la descente. Je bois un coup, mon bidon se barre. Et merde. Je ne me rapelle plus trop dans quel ordre les choses se sont passées. Quentin Charles est sorti seul au niveau du faux-plat après Montfort. Théo Guillaume l’imite. L’isère saute dans les roues, notemment Chamerat et Peters. Ils ne sont que 4 mais ça leur suffit. Le schéma sera le même pour la bosse et les faux-plats descendants. Je suis devant. Pas encore complètement mort, mais un peu entamé. Quentin Charles, malchanceux, crève… On lui annonçait 1’15 d’avance ! Dans la partie où la route ne rend pas, un groupe se forme. Benoit y va. Moi aussi un peu plus tard. Je rentre dans la roue d’un sudiste, à fond. Echappée royale : CharlesTodeschiniRolland je crois, Benoit, Lemaitre… On fait un gros kilomètre devant, ça se méfie trop. C’était trop beau pour être vrai. J’ai du mal à me recaler dans les roues mais ça le fait. Todeschini, discret, essaie de sortir. Il a la pancarte. Chamerat contre. Ca revient avec un peu plus de mal. Peters finit le travail d’équipe. Il s’envole seul. Le tour d’après sera cadenassé. Une moto a failli faire tomber un coureur ! Il y a des voitures arrêtées sur les bas-côtés, jusqu’à un camion au milieu de la route… Je cherche des yeux les autres. Romain, que je n’avais pas vu depuis longtemps, est encore là. Valentin aussi, bien placé, mais moins bien que Benoit et Amandin qui sont toujours devant. Clément reste dans les roues et est vigilant. Le compte est bon. Je passe à nouveau la bosse avec les premiers. Clément pose une mine sur la fin de la bosse et essaie de sortir seul, ça revient à l’arrache, je suis plutôt bien et même bien placé. Amandin contre très fort, mais manque de réussite, ça finit par revenir. C’est le moment de tenter ma chance. Je suis un peu court et on se méfie de nous. Je ne peux pas sortir seul. C’est le dernier tour, je me rapelle de ce que je m’étais promis. Ma meilleure chance est dans la bosse, il faut que j’arrive frais. Dès les 8 derniers kilomètres, je suis ultra concentré. J’ai ma place fétiche, à gauche. Quelques kamikazes essaient de m’en déloger, je m’en tire bien. Sous la flamme rouge, je suis dans les 10. C’est parfait. Je commence à produire mon effort pour me remettre dans les 3 premiers. C’est ça où rien. Malhereusement, ce sera rien. Une grosse vague arrive de la gauche et m’enferme. Amandin et Benoit en profitent, je prie pour qu’ils finissent devant. Ca frotte à mort. je reste autour de la 25e place, je dois pouvoir en gratter une dizaine au sprint, c’est pas perdu. Pas encore… A coté de moi ça frotte beaucoup. Un peu trop. Vlam, un vélo se cale en travers de ma route. Je freine et tombe sur le trottoir à l’arrêt. MERDE. Quentin Charles est par terre à côté de moi. Plusieurs sont gênés par cette chute. Pas de mal, juste une grosse déception. Je ne peux plus rien faire. A défaut d’une place dans les 20, je suis 61e. A y regarder de plus près, c’est pas grave. Ca fait mal, c’est tout.
Maigre consolation sur le coup, on apprend qu’on termine premiers par équipe. Amandin et Benoit finissent 11 et 12, Clément 6. Valentin qui était à côté de moi évite la chute mais perd beaucoup de temps, mais il rattrappe beaucoup de coureurs dans la bosse. Romain n’aura pas cette chance et tombe lui aussi, mas après l’arrivée. Lui s’est fait mal. Deux chutes en deux semaines. En fait c’est énorme ! C’est sur le collectif qu’on a un truc à jouer. En fait, à y regarder de plus près, ma journée est une réussite. Je partais avec l’ambition d’apprendre et de rouler pour et avec l’équipe, c’est fait. On a une place de leader à défendre. En espérant d’être de la partie à Cize.

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