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déc 04 2013

#5 Sancé

Après une semaine dans le sud avec vraiment une forme de merde, j’ai laissé mon vélo au garage 8 jours pour une vélo peugeot des années 80… J’suis rentré dimanche midi donc impossible d’aller à St Bonnet de Mure ni Jarrie, direction Macon donc.

Circuit classique de 3.7km, 15 tours : faux-plat descendant vent de face, petite bosse vent de dos… Qui se passait à 35 sans problème. 200m de plat et arrivée. Pas vraiment de niveau, je pars pour gagner. Pour ça : pas 36 solutions. L’année dernière chaque attaque ou presque payait et ça arrivait un par un devant le peloton. Il va donc falloir être dans tous les coups au départ, pour prendre la première qui partira.
Je suis hyper vigilant et toujours placé devant. On évite la chute, on évite de se faire surprendre. Deux rigolos posent un sac un peu avant la bosse, je reviens au train assis dès le pied de la bosse. Je la monte à un bon petit rythme en restant vigilant, encore très facile. Rien ce tour-ci. J’attendais un bellevilois forcément, c’est Hugo Gandelin qui posera la première dans le 2e tour. Direct dans la roue. Un peu de mal à revenir mais j’y arrive, le trou se creuse vite, je relaye mais je suis à bloc. Il m’a plutôt l’air costaud, de niveau à peu près égal, c’est bon signe. On s’entend bien et ça ne reviendra pas. Au 3e tour on se retourne et le peloton est en bas de la bosse pendant qu’on est en haut, au 4e il est tout au fond, au 5e il n’est plus du tout. Je commence presque à m’ennuyer. L’acide lactique est vite monté et ne veut pas redescendre, pas un instant de répit, je suis complètement à fond au moins pendant 3 tours. Vers le 5e ou 6e tour, Gandelin ralentit un peu, je passe de plus en plus et je suis de mieux en mieux. J’ai même peur qu’on aille pas assez vite. Peut-être que c’était le cas. J’apprends que Colvray est sorti seul. Je me retourne de temps en temps : effectivement, y’a un point blanc au fond qui se rapproche vite, très vite. En trois tours, il a bouché la minute quinze qui nous séparaient, seul. Il passe en injection à gauche. je suis surpris, un temps de retard mais vite dans la roue quand même. Ok, maintenant qu’ils sont deux, va falloir être vigilant.
Les relais sont de plus en plus courts. Colvray joue nettement au bluff, il passe peu et pas longtemps. Gandelin se dévoue. Moi, je reste neutre. Je n’ai rien d’autre à faire que ma part de boulot. Je risque pas de me faire oublier mais au moins, être discret.

 

 

3 tours de l’arrivée. L’entraîneur de Belleville va prononcez une phrase qui va changer le cours de la course : « attaquez-le chacun votre tour ! » Evidemment je le comprends, mais bon, je vais être obligé de me défendre et j’aime pas ça. Une attaque de Gandelin, je saute dans la coue. Un contre de Colvray, idem. Gandelin en remet une autre. On a déjà tous un peu plus de mal mais y’a pas d’autre choix. Colvray retente une 2e fois. J’y fais encore à l’arrache. Gandelin aurait bien aimé en mettre une 3e mais il ne peut plus.
Un petit moment de calme. On ne peut pas dire que ça se réorganise mais c’est déjà moins le bordel. Toujours la même chose à faire : être discret. J’aurais bien ralenti le groupe pour les mettre sous la pression du peloton mais Depardon est sorti derrière. Ils sont partout ! Autre tactique à envisager : les contrer quand ils ont fini leurs attaques à la chaîne, mais plus facile à dire qu’à faire. Et eux ne risquent pas de se regarder donc c’est mort. Non, faut arriver au sprint, pas d’autre solution. Donc, à chaque fois qu’ils recommencent à attaquer, je contiens. Je sautre un ou deux relais dans la bosse quand c’est plus dangereux. Et le dernier tour arrive.
En bas du faux-plat, je me déconcentre un court instant. Gandelin attaque à un endroit où il l’avait déjà fait, pas forcément le plus intelligent d’ailleurs. Pourtant, il creuse un petit trou. Pas grand et je suis vite dans la roue mais c’est pas génial pour le sprint qui arrive très vite. La tactique était prévisible : Gandelin part, Colvray ne regarde que ma roue, je suis derrière lui, pas de souci. Y’a plus qu’à voire Colvray passer à gauche. Mais Gandelin se relève juste avant que Colvray parte, je donne un coup de frein (utile ou pas utile ? J’en sais rien) et evidemment, c’est là que Colvray passe en trombe à gauche. Il creuse vite 10m avec l’écart de vitesse, j’arrive à le stabiliser quelques secondes puis je ne peux plus rien faire de plus. Lui a encore de quoi maintenir l’allure jusqu’à l’arrivée, moi pas… Je passe la ligne en roue libre. Pas mal. Mouais… Mais aurai-je pu faire mieux…

1. Amandin COLVRAY
2. Tom BOSSIS +6″
3. Hugo GANDELIN +11″
4. Cédric DEPARDON + 1′
5. Damien CHARREYRON +1’30 »

Dimanche, ça sera un autre monde. Rendez-vous à Carces dans le var pour la première manche interrégion sud-est. Je vais pouvoir me frotter au haut niveau national, pas d’objectif particulier et on fera au feeling. De toute façon, c’est pas cette année que c’est important, c’est l’année prochaine. En plus c’est tout plat, donc à mon avis je vais pas beaucoup lever la tête du guidon. Pas là pour faire de la figuration quand même, pas là pour faire un résultat non plus.

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